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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 06 Oct 2019 11:56 
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reno11 a écrit:
Et le pire dans cette histoire , c’est que le cinéma Français d’avant 1980 n’existe pas pour l’immense majorité des jeunes.
Est-ce si sûr ? Mes petits enfants (9,12,14 ans) ont vu pas mal de films "anciens", le plus vieux étant "Les Disparus de St Agil" (1938) et ils continueront d'en voir d'autres. Mais autant je suis d'accord sur l'existence d'excellent films du "passé", autant je suis en total désaccord avec la position comme quoi le "présent" est mauvais. Mon analyse, c'est qu'on a complètement oublié les daubes du passé, qui étaient aussi assez nombreuses. A titre d'exemple, l'année 1969 (choisie par Hotkiller) a vu 147 films français, dont "La honte de la famille", "Poussez pas grand-père dans les cactus", "Le bourgeois gentil mec", "Aux frais de la princesse", "Du blé en liasses" et quelques autres perles qui ne valaient probablement pas beaucoup mieux que "Le Dindon"...

Quand un mauvais film sort aujourd'hui, on le remarque forcément, et c'est vrai qu'il y en a encore beaucoup. Est-ce pour cela qu'il n'y en a pas des bons, voire d'excellents ? Je ne le pense pas du tout...


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 06 Oct 2019 12:18 
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L'immense majorité ne veut pas dire TOUS
Perso je bosse tous les jours avec jeunes de 25 à 35 ans , tous ne parlent que des dernières séries ou blockbusters à la mode. Je ne dis pas qu’il faille absolument les initier à Vigo ou Feuillade mais même voir un Melville serait considéré comme une perte de temps pour la plupart d’entre eux.
J’ai récemment tenté l’expérience avec Le nom de la rose et croyez-moi ou non , ils n’ont pas tenu 10 minutes (C’est trop lent , y’ a pas de rythme etc...)
Sinon j'ai vu quelques films Français récemment qui m’ont plu.
Je citerais par exemple Au revoir là Haut , 120 Battements par minute ou Le sens de la fête dans des registres très différents.
Mais on est à des années-lumières d’une époque dite de l’âge d’or du cinéma Français où les grands films s’enchainaient à la pelle , il n’y avait qu’à se baisser.
Et dire cela , ça ne signifie pas que tout était bon , l’ai-je un jour dit?
J’ai revendu beaucoup de Gaumont qui ne m’ont pas convaincu par exemple , y compris de réalisateurs de renom qui n’ont pas fait loin s’en faut que des chefs d’oeuvre.
Le problème de l’époque est qu’il y a beaucoup moins de grands films à se mettre sous la dent.
En revanche , le nombre de daubes doit être équivalent d’une époque à l’autre.


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 06 Oct 2019 13:14 
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Je confirme que d'une façon générale, j'ai beaucoup de mal à trouver ma came dans le cinéma Français de ces 20 ou 30 dernières années, alors que j'ai sur mes étagères quasiment tous les grands classiques des décennies précédentes ( hors nouvelle-vague, consorts et assimilés :twisted: :mrgreen: , ............ mais sont-ce des "classiques" ??? ) .
A part çà, je ne serai pas aussi péremptoire que notre cher Hotkiller, non seulement parce qu'heureusement on trouve encore du bon ( même si faut creuser un peu ), mais aussi que toute chose - le cinéma comme le reste - peut traverser une période de creux pour ensuite repartir du bon pied . Ce que j'espère très fort pour nos productions tricolores, en constatant par ailleurs que c'est par exemple nettement plus préoccupant pour le cinoche Italien, quasiment moribond depuis que la génération des Leone, Fellini, Risi, Scola, Rosi, Visconti, Zeffirelli, Monicelli et autres Bolognini a raccroché les gants ( ou plutôt les caméras ) . Qui aujourd'hui pourrait-on citer comme bon metteur en scène transalpin en activité ?? Benigni à la rigueur, mais il est bien peu actif !
Quant à décrocher sur "Le nom de la Rose" :lover: :lover: parce qu'il n'y a pas de rythme :shock: :evil: :( :( : j'imagine que ceux qui disent çà doivent se pâmer devant la saga "Taxi" :x :roll: !


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 06 Oct 2019 14:37 
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Barbe-Noire a écrit:
Quant à décrocher sur "Le nom de la Rose" :lover: :lover: parce qu'il n'y a pas de rythme :shock: :evil: :( :( : j'imagine que ceux qui disent çà doivent se pâmer devant la saga "Taxi" :x :roll: !


Oui c’est cela même , ou devant Dubosc et consorts...


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 06 Oct 2019 20:52 
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reno11 a écrit:
Barbe-Noire a écrit:
Quant à décrocher sur "Le nom de la Rose" :lover: :lover: parce qu'il n'y a pas de rythme :shock: :evil: :( :( : j'imagine que ceux qui disent çà doivent se pâmer devant la saga "Taxi" :x :roll: !


Oui c’est cela même , ou devant Dubosc et consorts...


Dubosc :roll: :evil: , le "comique" :? pas drôle ! J'attends encore d'esquisser le moindre sourire quand je l'entend sur "Rires et chansons" dans la bagnole. Les seuls trucs que j'ai trouvés à peu près valables, c'étaient ses participations aux petites annonces d'Elie Semoun. Ses stand-ups sont nuls à chier :( . J'avais essayé d'en voir un :roll: en DVD , j'ai craqué avant la fin !


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 07 Oct 2019 07:17 
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moi ça fait plus de 15 ans que je ne vais au cinéma :shock: :|



:jap:



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 07 Oct 2019 09:58 
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Barbe-Noire a écrit:
Dubosc :roll: :evil: , le "comique" :? pas drôle !

C'est du lourd pourtant :wink: :mrgreen:



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 07 Oct 2019 12:30 
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C'est plutôt du "reloud" :x , y'a comme une nuance ! :mrgreen:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 10 Oct 2019 14:22 
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Hello everybody !
Il est vrai que l'on trouvera du bon ou du moins bon quelles que soient les époques. Mais des chefs d'oeuvre ou des films hors normes concentrant du talent à tous les niveaux, pour moi c'est bel et bien mort.
Et je ne crois pas que des films comme Sybil (Mon Dieu, insupportable ce film tellement inaudible dans son propos) ou autres La vérité si je mens les premières années :roll: vont nous sauver.
Entendons nous bien. Je trouve que le cinéma français qui a inspiré le monde, inspiré le monde c'est pas rien bon sang, celui-là est bel et bien mort.
Pour le reste chaque année a son "Venise n'est pas en Italie", c'est à dire le film pépère, plan plan, qui ne raconte rien, n'apporte rien et vous fera esquisser un sourire ou deux.

Mais sur le fond quelle est la dernière fois que vous avez été surpris devant un film français qui vous transporte par son originalité ou son histoire, sa profondeur, son propos, sa bande sonore etc...
De mon côté je crois bien que la dernière fois que j'ai vu un film en me disant, "Putain y a que nous qui pouvons faire ça !" c'était Amélie Poulain parce que plein d'humour et de tendresse et de poésie (certes de Prisu mais bien faite) et avec une vraie histoire. Je ne suis pas de ceux qui ont adoré le film outre-mesure mais on ne m'enlèvera pas l'idée que ce film a détonné dans la production de l'époque. Et quand je regarde depuis le début de l'année aucun film français ne m'a fait cet effet.

Bon sur ce, les mecs ce soir ce sera Joker...on verra bien.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 10 Oct 2019 17:27 
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"Amélie Poulain", que les derniers acharnés du forum 8) :bien: ont classé 1er au top "César du meilleur film" ! Comme quoi on a quand même du goût par ici !!! :wink:
Moi, depuis, j'ai bien aimé "Le prénom", même si c'est du théâtre filmé .
Autrement, en films français récents, j'ai acheté ( mais pas encore vus ) "Guy" ( bons retours j'ai eus ) ou "Le chant du loup", très bien noté sur LAL ! De là à dire que ça va révolutionner le cinéma mondial ou la société .......... :? :roll:

PS : rien à voir, mais tu rejoues plus au quiz depuis "Des hommes et des Dieux" ? :?:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 10 Oct 2019 19:40 
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Un truc m’avait fait tiquer il y a quelques années , quand 36 quai des orfèvres était sorti à grand renfort de pub : Le grand retour du polar à la Française.
Après avoir vu le film , je m’étais dit qu’on était tombé bien bas...


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Oct 2019 02:42 
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reno11 a écrit:
Un truc m’avait fait tiquer il y a quelques années , quand 36 quai des orfèvres était sorti à grand renfort de pub : Le grand retour du polar à la Française.
Après avoir vu le film , je m’étais dit qu’on était tombé bien bas...


Sûr que quand on se rappelle le VRAI "Quai des orfèvres" :lover: de Clouzot :x :roll: !!
Et puis la qualité des polars de Melville ( "Le samouraï", "Le cercle rouge", "Le deuxième souffle" ) :lover: :lover: !
Je crois que le dernier très bon polar français que j'ai vu , c'est "Le choix des armes" de Corneau ( son dernier très bon d'ailleurs), après les excellents "Police Python 357" et "La menace" , tous avec Montand , ce qui remonte quand même au tout début des années 80 . Après, je trouve que le niveau a baissé :? . D'ailleurs, son remake du "Deuxième souffle" (2007) avec D. Auteuil est, à mon sens, nettement inférieur à l'original de Melville avec Lino Ventura !
Ah là là , ça ne nous rajeunit pas tout çà ! :x


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Oct 2019 09:07 
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Hé les gars quand je vous lis vous me faites penser à Widmark dans Alamo ou Michael Caine dans Zulu, vous êtes les derniers les gars, les derniers à résister encore, c’est inutile mais c’est beau...allez c’est bon je vous rejoins, on se battra jusqu’à la mort devant cet ennemi commun qu’est le nivellement par le bas de notre cinéma !!
@barbe noire : j’avais pas vu que le quizz continuait (les messages de dpc vont souvent dans les spams) mais j’y retourne volontiers.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Oct 2019 10:57 
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Hotkiller a écrit:
...vous êtes les derniers les gars, les derniers à résister encore, c’est inutile mais c’est beau...
Oui, c'est inutile, parce que ce cinéma que vous aimez existera toujours sans que vous le défendiez, tout comme on joue et on apprend encore à l'école du Racine et du Molière, et qu'on écoute encore la musique de Lully. Maintenant, défendre le cinéma des années 40-70, voire le cinéma muet du début du XXème siècle, ne passe pas obligatoirement par le bashing forcené du cinéma contemporain, qui peut plaire à des gens pas forcément idiots ni demeurés... 8)


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Oct 2019 11:24 
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surfeur51 a écrit:
...Oui, c'est inutile, parce que ce cinéma que vous aimez existera toujours sans que vous le défendiez...

Il existera toujours mais sera peut être plus difficile (voire impossible) à visionner.
Les plates formes de VOD ne diffusent pas de films antérieurs aux années 80 il me semble et ne parlons pas de la télé à part quelques chaines (ciné+ classic par exemple) mais pour lesquelles on doit s'abonner.
Il nous reste les DVD/BD mais quand on voit les tarifs pratiqués par certains éditeurs sur des sorties "patrimoine". :roll: :evil:
Sinon d'accord avec toi sur le cinéma contemporain, il y a du bon, tout n'est pas à jeter. :jap:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Oct 2019 19:08 
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yannickv a écrit:
Il existera toujours mais sera peut être plus difficile (voire impossible) à visionner.
Les plates formes de VOD ne diffusent pas de films antérieurs aux années 80 il me semble et ne parlons pas de la télé à part quelques chaines (ciné+ classic par exemple) mais pour lesquelles on doit s'abonner.
Il nous reste les DVD/BD mais quand on voit les tarifs pratiqués par certains éditeurs sur des sorties "patrimoine".
J'ai tendance à être plus optimiste. En ce moment, on est dans une phase transitoire de montée du dématérialisé qui vise la consommation de masse chez un public peu exigeant sur la qualité, les supports matériels visant un public plus restreint et plus exigeant. Si le dématérialisé supplante définitivement les supports physiques, la VOD finira forcément par proposer les films demandés par ceux qui achètent aujourd'hui des DVD/blu-ray, d'autant plus que les fichiers existent déjà. Si le dématérialisé ne prend pas (vu la multiplication des supports, plateformes, codages, restrictions et autres agaceries qui freinent beaucoup de gens), les films sur supports physiques seront proposés à des prix attractifs pour en vendre un max...


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 08 Nov 2019 17:22 
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LA BELLE EPOQUE

Résumé: Marianne et Victor, la soixantaine, vivent encore ensemble même si cet « ensemble » ressemble plus à du côte à côte désormais. Un fossé les sépare mais Victor se voit proposer par une société gérée par un ami de son fils de revivre un moment favori de sa vie passée avec décors, costumes et comédiens. Victor décide que ce moment sera le 16 mai 1974…le jour où il rencontra Marianne….

Note : 8/10

Avis artisitique
« Now the fuckin’time !!!! »
Oui, pour reprendre la phrase d’O-Ren Ishii (Lucy Liu) dans Kill Bil Vol. 1, il est temps ou plutôt il était temps, il était plus que temps de voir enfin un film français qui marquera dans le bon sens cette année 2019.
Parce que oui, La belle époque est un bon film, un très bon film français, un film qui fait du bien, et l’on se plaît à croire que la qualité existe encore dans ce pays qui a inventé le cinématographe.

Qualité du scénario et des personnages d’abord : derrière tout bon film il y a nécessairement une bonne histoire. Et celle-ci est exemplaire. En nous contant l’histoire de ce couple usé par le temps dont la vie est remplie de remarques acides l’un envers l’autre, le point de départ du film est l’usure du temps, l’usure du couple qui ne se supporte plus, l’usure de l’amour.
Et cette usure insidieuse devient rapidement du fiel au risque que ce couple se perde et décide de se séparer.

Partant de là comment faire rebondir le truc et nous prendre par la main, nous spectateurs, en nous chuchotant « Viens…on va passer un bon moment» ? Pas si simple et donc l’histoire voit Victor se faire offrir la possibilité de revivre un moment important de son passé, un moment chéri juste histoire de faire échouer cette foutue nostalgie qui l’étouffe et l’a éteint. Parce que Victor est un personnage éteint, loin des matérialités et des techniques de communication contemporaines (à l’inverse de son épouse) mais il se laisse aller à pouvoir revivre un moment scénarisé de sa vie. Il choisit donc la date de sa rencontre avec Marianne, rencontre hasardeuse dans un café de Lyon, qui fut le début d’une longue et belle histoire. Victor se retrouve donc dans des décors de cinéma recréant l’année 1974 avec des fringues d’époque, l’hôtel modeste où il résidait, les gitanes posées sur la table basse de la chambre et sort rapidement déguster une Suze (bon sang qui boit encore de la Suze aujourd’hui lol?) au café La belle époque d’en face. Assis à sa table, Marianne arrive et il revit les dialogues de cette belle rencontre, ce fugace et intense moment de cristallisation amoureuse qui donne du sens à une vie.
Mais Victor a 60 ans et la comédienne qui interprète Marianne en a à peine 30, sa chevelure rousse et longue, la joliesse de ses traits et cette insouciance à la fois infantile et énergique des années 70 lui rappelle le lointain souvenir du jeune homme qu’il fut et qui sut un jour tomber amoureux…
Voilà pour l’histoire et je vous épargnerai le détail de ce qui suivra dans le film même si l’on se doute un peu de ce qui va se passer…

Cette histoire est simple et belle et tous les personnages sont à son service. En effet ces personnages sont nombreux : le fils de Victor et Marianne, l’ami de leur fils, Antoine (Guillaume Canet) qui organise l’événement en question, l’amant de Marianne (Denis Podalydès) et bien sur Margot, la petite amie d’Antoine qui se prête au jeu de Lady Marianne et ce qui les unit tous au fond c’est la quête de l’amour parce que l’amour est le moteur essentiel de l’humanité qui nous habite ou qui nous reste. Et l’amour c’est compliqué quel que soit l’âge ou la situation sociale. Et l’amour est multiple. Alors les intrigues se font et se défont sur un rythme soutenu : Marianne n’aime plus Victor et le trompe avec François, ex ami de Victor et dont la thérapeute n’est autre que Marianne elle-même. Margot aime Antoine mais Antoine est tyrannique et aime Margot d’une façon trop égoïste et blessante. Margot finira-telle par aimer Victor et qui choisira Marianne au final ? Il y a un côté très Feydeau dans ce film de par le rythme et la vitesse des dialogues. Et c’est là que se trouve la seconde qualité du film…

Qualité d’écriture : écrire une histoire c’est aussi avoir des dialogues percutants qui font mouche et sont au diapason de cette même histoire, qui la font avancer et qui donnent envie au spectateur de revoir le film parce que les répliques ont fusé trop vite pour toutes les retenir. Et là-dessus nul doute que cette Belle Epoque se laissera revoir sans état d’âme.
Mais l’écriture d’une telle histoire qui, je le répète, raconte la recherche de l’Amour perdu, c’est aussi savoir faire des moments de pause, savoir accrocher notre attention parce l’émotion doit être présente et tout l’art des dialogues sera de donner de la sensibilité sans jamais verser dans la sensiblerie. Et dans le cas présent, chapeau, les scènes « romantiques » sont bien amenées, justes et ponctuent régulièrement le film au meilleur moment qui soit.

Mais tout ce qui précède ne serait rien et le film de Nicolas Bedos serait une vaine tentative pour faire un grand film si pour porter tout cela il n’y avait pas une certaine…

…Qualité d’interprétation. Et y a pas mal de qualités qui se croisent dans ce tourbillon d’images. En premier lieu je dirais Fanny Ardant (la femme de Victor). Elle interprète cette femme qui a décidé d’oublier son mari tout en s’oubliant elle-même avec un curieux mélange d’humour et de sensibilité hors du commun. Elles est et demeure une très grande actrice. Daniel Auteuil est impeccable et fait partie depuis longtemps des grands comédiens français même si ses débuts dans les sous-doués ou « T’empêches tout le monde de dormir » n’auguraient pas nécessairement d’une carrière aussi prolifique que la sienne. Et enfin et surtout il y a Doria Tillier. Cette femme attire vraiment l’œil de la caméra dans son personnage car il est double : elle est une Marianne de substitution certes mais son jeu tout en finesse nous permet de comprendre qu’elle aurait adoré être celle de 1974 car l’amour de Victor est tel qu’elle ne le connaîtra sans doute jamais dans les bras d’Antoine.
Le reste des comédiens est à l’unisson même si Guillaume Canet reste toujours moyen (le mec n’a pas changé sa façon de jouer depuis la Plage !!) et Pierre Arditi fait du Pierre Arditi mais ça ne sauve pas son personnage parfaitement superfétatoire du point de vue de la narration. Si on avait pu l’éviter, le film n’en aurait vraiment pas souffert. Ce sera néanmoins mon seul bémol.

Alors voilà, merci M. Nicolas Bedos de m’avoir fait passer un délicieux moment de cinéma. Merci de votre scénario et de vos dialogues, merci de votre variation moderne sur la quête éternelle des sentiments, merci d’avoir fait croiser ces générations de comédiens dans un tourbillon amoureux à la fois léger et grave, merci d’avoir dépoussiéré à jamais la comédie romantique à la française et merci surtout de nous faire ressentir que seul un français eut été capable de réaliser un tel film. Preuve en est que l'usure des sentiments est facile à sublimer et qu'à défaut de talent certains préfèreront utiliser un chien stupide... :mrgreen:



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Nov 2019 19:10 
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ADULTS IN THE ROOM

Résumé : 2015 le parti Syriza prend le pouvoir en Grèce. Alexi Tsipras est nommé premier ministre. Elu sur la promesse de ne pas rembourser la dette qui étrangle son pays, son ministre des finances Yanis Varoufakis va devoir expliquer à toute l’Europe quel compromis il est possible d’envisager avec ses créanciers européens. Y parviendra-t-il ?

Note : 6,5/10

Avis artistique :

L’élection du parti de gauche indépendant Syriza en Grèce en 2015 constitua une magnifique bouffée d’espérance pour tout un peuple étouffé par le remboursement de sa dette et dont les services publics s’étaient effondrés du fait de conditions de remboursement trop austères et inflexibles, conditions elles-mêmes signées dans un document le Memorandum of Understanding (MoU) par le parti de droite au pouvoir avant l’élection.
Tsipras est nommé premier ministre et son ministre des finances doit désormais convaincre « la Troïka » (le triumvirat infernal que constituent la BCE, la Commission et le FMI) que la Grèce paiera sa dette mais qu’elle demande une réorganisation de celle-ci.
Pour les puissances financière la marge de manœuvre est étroite : signer le MoU tel quel ou sortir de l’Euro.

Costa Gavras est le cinéaste du pouvoir, à la fois explicatif et dénonciateur, et de part ses origines grecques il semblait évident pour lui de réaliser un film sur ces cinq mois qui ont engagé la Grèce dans une spirale infernale pour des dizaines d’années encore.
Par sa filmographie, de Z à l’Aveu jusqu’à Missing, il filme les dérives des gouvernements, leur brutalité et souvent leur corruption et derrière toute sa filmographie on ne peut lui retirer ce tempérament qui, plus que de gauche se veut surtout testimonial et viscéralement humaniste.

Avec Adults in the room (le titre vient d’une réflexion de Christine Lagarde, présidente du FMI qui lâcha un « We need adults in this room » lors d’une réunion où les ministres des finances de la zone euro se chamaillaient entre eux alors qu’il s’agissait de sauver un pays, un peuple…), il nous convie à une tragédie grecque qui n’a rien d’antique cette fois mais qui est puissamment contemporaine, tragédie qui en quelques mois va sceller le sort de tout un pays.
Adapté du bouquin de Varoufakis qui raconta cette « épopée », le film de Gavras, à la différence d’autres films du réalisateur, est beaucoup moins romancé ou scénarisé et si l’on peut lui trouver un simple reproche ce serait une approche quasi documentaire façon une production HBO. Ce n’est pas grave en soi mais quelques informations (façon texte en surimpression sur l’image) sur la Troïka, l’eurogroupe, qui sont-ils, comment fonctionnent les rapports de pouvoir entre eux etc.. auraient été plus qu’utiles.

Bon cela étant on comprend rapidement que le daron dans tout ça c’est uniquement l’Allemagne et son ministre des finances en la personne de Wolfgang Schäuble. Le gars est souple comme une barre à mine et dès le premier plan du film qui nous montre la victoire de Syriza, ce brave monsieur, tel Raymond Burr dans l’homme d’acier (oui la comparaison est hasardeuse mais le fauteuil roulant y est pour beaucoup !) déclare derechef « ils paieront ou ce sera la sortie de l’Euro ».

Partant de là le métrage va s’organiser autour de la personnalité de Varoufakis qui, quelles que soient les promesses, quels que soient les messages de sympathie va juste vivre cinq mois d’enfer au plus haut niveau. Et cet enfer se matérialise par la tournée européenne qu’il va organiser auprès des gouvernements pour expliquer les différents moyens de se sortir de l’impasse. Mais il n’aura rendez-vous qu’avec bassesse, hypocrisie et humiliations en tout genre, au premier rang desquelles la France et son si sympathique Ministre des Finances en la personne de Michel Sapin qui lui mettra bien à l’envers…et oui Yanis, tu aurais du le savoir, il y a bien longtemps que la France en matière européenne fait là où on (l’Allemagne) lui dit de faire. Et au final Varoufakis se retrouve tel un hamster dans une roue folle : il ne peut pas en sortir, il est obligé de continuer à cavaler car si la roue s’arrête c’est la mort de son pays.

Alors me direz-vous qu’est ce qu’on peut retenir en tant que spectateur et fan de cinéma ? Deux scènes principalement : une scène assez poignante où Varoufakis explique que si l’Europe ne l’aide pas, derrière ce sera le chaos parce que le troisième parti grec n’est pas un parti néo-nazi mais un vrai parti nazi. Qu’importe, le silence de dupes accueillant cette remarque portée comme un cri ne réveille aucune conscience. Après tout si les banques allemandes et françaises sont sauvées qu’importe si demain des illuminés à croix gammée gouvernent légalement en Europe. La Grèce, c’est loin, la Grèce c’est là-bas en bas à droite donc on s’en fout puisqu’on n’a pas de frontière commune avec…édifiant. Et puis bien fait pour eux, fallait pas jouer les cigales de l’Europe depuis si longtemps (remarque véridique d’un ministre des finances de la zone euro)
Une seconde scène entre Varoufakis et Schäuble est elle aussi intéressante puisque le ministre grec en off records, tronche/tronche avec son homologue allemand lui demandera simplement si à sa place il signerait ce foutu MoU qui entérine l’étranglement de la Grèce sur plusieurs générations. Et la réponse de Schaüble est lapidaire : « En temps que patriote, jamais. Ils vont vous tuer, votre pays ne s’en remettra jamais… »
Dès lors on comprend tout, Varoufakis comprend tout, il aura beau multiplier les entretiens, les ronds de jambe, c’est un combat vain mais il lui reste une dernière carte, un dernier coup de poker. Un référendum demandant au peuple grec s’il désire signer le MoU, l’idée étant que si le Non l’emporte, même l’Europe ne pourra faire vaciller l’envie de tout un peuple. L’histoire on la connaît déjà : le non va l’emporter mais Tsipras se verra quand même obligé de signer le MoU et là le film de Gavras redevient plus « film » que documentaire. Dans une danse à la musique étourdissante l’ensemble de l’Europe, les puissances financières tournent autour du premier ministre jusqu’à la nausée. Les danseurs sont volontairement laids, c’est étouffant, il n’y a pas d’issue possible pour la Grèce et c’est un Tsipras vaincu et humilié qui finira sur l’ironique photo de famille.

Cette toute dernière partie du métrage redevient du Gavras dans ce qu’il a accompli de plus abouti dans ses films. La dénonciation est claire, le spectateur est interpelé et questionné à la façon de « Et vous qu’auriez-vous fait ? » mais le message de Gavras va aussi beaucoup plus loin. Il pose juste la question de la démocratie et de sa base fondamentale, savoir le respect du vote d’un peuple.

Porté par des comédiens principalement grecs et européens, le film ne leur laisse pas vraiment de liberté pour exprimer leur talent. Tous jouent correctement leurs rôles mais encore une fois, ils n’ont pas vraiment de liberté pour s’exprimer, encadrés qu’ils sont par la retransmission factuelle des évènements voulue par le réalisateur. Mais le job est fait et bien fait c’est bien là l’essentiel.

Costa Gavras, du haut de ses 86 ans ne nous offre peut-être pas son meilleur film mais reconnaissons lui au moins deux grandes qualités : d’abord d’être le cinéaste des consciences et surtout de l’interpellation des consciences et là-dessus sa dernière œuvre ne fait pas défaut. La seconde, c’est d’être un cinéaste de son temps. Quand dans Z il dénonçait le régime des colonels (tiens déjà la Grèce) son film faisait corps avec son époque et donc malgré son âge respectable ce réalisateur est toujours à l’écoute de son temps et de ses contemporains. Cependant, à peut-être ne plus prendre l’histoire par le petit bout de la lorgnette (en se basant sur une petite histoire vraie qui fait l’Histoire), la portée du message est peut-être moins intense tant ce dernier est axé sur la véracité des faits au delà du reste.

Il n’empêche que le film est à (a)voir parce que depuis la froideur des puissances de l’argent en passant par la grande braderie de fleurons tels les entreprises aéroportuaires grecs, les chantiers navals, le licenciement de nombre de fonctionnaires (moins 8000 médecins en deux ans dans les hôpitaux publics par ex.), l’hypocrisie des gouvernants, il nous fait juste prendre conscience qu’en tant que simple citoyen il est des débats qui nous dépassent. Mais qui nous dépassent vraiment puisqu’au final malgré un vote, celui-ci ne sera pas respecté et le film de conclure brillamment lorsque Tsipras va filer son pays à l’abattoir de l’eurogroupe: « Le peuple a été renversé ».

Quelle brillante et sarcastique ironie. Les pays dans lequel le droit de vote est interdit s’appellent des dictatures. Les pays dans lequel un vote populaire et massif peut faire changer les choses s’appellent des démocraties. Depuis 15 ans désormais n’oubliez jamais que si l’on vous demande d’être un citoyen européen c’est avant tout pour vous bercer d’illusions dans une magnifique et performante « démocrature » européenne.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Nov 2019 19:48 

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Que dire de plus que : Excellent ! :bien: :jap:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Nov 2019 21:33 
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Bridoli a écrit:
Que dire de plus que : Excellent ! :bien: :jap:

:jap: :bien: :lover:
Arf que m’arrive-t-il v’la que je parle comme toi...
Tudjuuuuuu...bridoli sors de ce corps !! :lol: :lol:
Je rigole. Merci à toi.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 11 Nov 2019 21:35 

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:lol: :lol: :lol: :wink: :bien: :jap:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 18 Nov 2019 17:46 
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LE MANS 66

Résumé
1966. Le Mans. La mythique épreuve d’endurance française internationalement reconnue comme l’une des plus difficiles du monde est dominée par Ferrari depuis plusieurs années. Le constructeur Ford, en perte de vitesse commercialement, décide de relever le défi et de concevoir une voiture capable de battre Ferrari sur son terrain. Les artisans de ce défi : le préparateur moteur Carroll Shelby et le pilote d’endurance Ken Miles.

Note : 7/10

Avis artistique

Les films de course automobile, disons de vraies courses automobiles, ne sont pas légion et, considéré souvent comme un genre un peu mineur, le film de course et plus généralement le film d’exploit sportif est une vraie gageure tant il est parfois difficile de retranscrire à l’image toute la tension et tout le suspense d’un événement qui connaît une forme d’apothéose sur quelques secondes.

Dès lors ce qui fera la richesse du film ce sont les « à côtés » c’est à dire l’histoire des personnages, leur parcours et pas seulement la mise en tension dramatique de l’événement sportif lui-même. A ce titre, on pourrait citer l’excellent Rush d’il y a quelques années (racontant la rivalité Lauda / Hunt avec l’accident de Lauda au Nurburgring) par opposition au tout simplement raté « Le Mans » avec Steve McQueen. Cela étant avec un film lent et long, Mc Queen créait une icône intemporelle avec sa Heuer Monaco au poignet (plutôt que ses Rolex habituels) et les couleurs orange et bleue de la compagnie Gulf restent encore en nos mémoires.

Donc voilà, faire un film sur la course automobile n’est pas si facile et à part Grand Prix de Frankenheimer, le docu de Polanski dont j’ai oublié le nom sur le GP de Monaco de 71 et le pilote Jackie Stewart, le pré-cité Rush et peut-être le mièvre Jours de Tonnerre avec Cruise, pas ou peu de films n’ont su retranscrire véritablement vitesse, émotion et exploit (et si y’en a un qui parle de Michel Vaillant je le tape.. !). Et encore que dans la plupart des cas l’événement sportif est utilisé à base d’images d’archives insérées dans le métrage ce qui coupe considérablement le récit et qu’on a l’impression d’une sorte de placage de texture ou au final l’événement sportif sert juste de décor (voir dans ce sens le Virages avec Paul Newman qui n’est pas moins que l’histoire d’un pilote dont la passion le rendra cocu avec son rival).

Pour Le Mans 66 nous avons dans le cas présent la retranscription en intégral du combat légendaire que se sont livrés Ferrari et Ford. Bref, place au sport et à la course automobile uniquement. Mais ne vous méprenez pas, Le Mans 66 n’est pas un film de bagnoles vulgaire à la Fast and Furious et sa testo mal placée, non, c’est un film qui dépeint parfaitement une opposition, avec une histoire riche en rebondissements, les cascades qui vont bien et qui se borne juste à dire « pourquoi filmer des cascades à la con avec des Lamborghini qui traversent les baies vitrées dans des immeubles à Dubaï » quand la vraie histoire se suffit à elle-même ?

Donc en 1966 Ferrari domine les courses d’endurance et cela fait plusieurs années que les 24h sont au palmarès de la Scuderia. Carroll Shelby qui fut vainqueur en 59 des 24H sur une Aston Martin a du abandonner la course automobile pour des problèmes physiques. Il s’est alors reconverti dans la préparation de moteurs avec les sublimes Cobra tout en préparant les Muscle Cars de Ford sur la base de sa Mustang. C’est donc en 1966 que le charismatique Lee Iacocca (directeur marketing de Ford) vient le voir pour lui demander de concevoir une voiture de courses capable de battre Ferrari aux 24h. Les ventes du constructeur américain végètent et Iacocca réussit à convaincre Henri Ford deuxième du nom que l’image du constructeur doit être associée au « winning spirit » synonyme de réussite et de rêve. L’entreprise est ardue mais elle suppose deux choses : d’une part, la conception d’un moteur et d’une voiture hors normes. Et d’autre part, un pilote suffisamment talentueux pour s’asseoir derrière le volant. Ce sera la Ford GT40 et Ken Miles.

Le métrage est construit en trois parties distinctes avec d’abord la présentation des protagonistes et leur histoire, l’entreprise de création, les échecs et les difficultés pour finir avec le duel tant attendu sur le circuit de la Sarthe.
Un peu à la manière du très bon Borg/MacEnroe qui nous retranscrivait la mythique finale de Wimbledon en 1980 le film est donc construit de façon identique en décrivant précisément toute la conjugaison de talents qu’il a fallu mettre en œuvre pour finir avec ce duel homérique. En effet non seulement Caroll Shelby dut se battre pour imposer le pilote Ken Miles (genre de personnage totalement incontrôlable et parfois vindicatif mais doué d’un talent hors du commun) au point de risquer la totalité de son entreprise. Mais il nous montre également la lutte de pouvoir au sein de Ford pour imposer ce projet et tout le talent que Iacocca dut déployer pour convaincre le PDG de se lancer dans une entreprise à plusieurs millions de dollars avec un résultat totalement hypothétique.

Cela suffit-il pour faire de Le Mans 66 un bon film ?
Incontestablement oui d’un point de vue historique et oui d’un point de vue sportif. On se prend vraiment au jeu de cette rivalité et pour une fois on notera que les effets spéciaux sont très peu employés. Les bolides ont été reconstruits (les vrais propriétaires refusant de faire prendre le moindre risque à leurs joujoux de plusieurs millions de dollars), la scène de départ du Mans (avec les pilotes qui traversent en courant le circuit pour monter dans leur voiture) est superbe et avec la mythique ligne droite des Hunaudières, tout a été recréé en extérieur comme en studio et de ce point de vue là le film est une totale réussite.
Mais un événement sportif ne fait pas tout ou alors tout cela devient juste un film documentaire sans grande dimension émotionnelle. Et toute l’émotion tient dans la richesse et la profondeur des personnages. On pourra regretter que le métrage s ‘appesantisse un peu de façon récurrente sur les rapport de Ken Miles (le pilote) avec son fils mais on retiendra au final que Shelby et Miles avaient énormément de respect l’un pour l’autre malgré des rapports parfois chien/chat. Le capitalisme vieillissant de la Ford Company et l’appétit financier de ses cadres dirigeants est lui aussi assez bien personnifié et encore une fois le réalisateur laisse un peu de temps à « la petite histoire » pour s’intégrer parfaitement dans le decorum final. Donc de ce point de vue l’identification spectateur/personnage à l’écran fonctionne même si quelques longueurs ralentissent de façon régulière la narration du récit (scènes parfois inutiles ré-expliquant le non désir de Ford de prendre Ken Miles pour pilote notamment).
Et enfin, la troisième et dernière partie est elle aussi parfaitement maitrisée. Place au sport, aux traces d’huile, aux vapeurs d’essence et la gomme cramée sur l’asphalte (on en vient presque à regretter que le film ne soit pas présenté en Odorama !). Et il était temps car après tout nous attendons cela depuis déjà 1h45. Place à la course, désormais. Et là encore James Mangold, le réalisateur, maîtrise parfaitement sa caméra en multipliant les plans larges comme les gros plans des pilotes, les plans à ras du bitume comme les plans serrés sur les compte-tours des bagnoles qui s’affolent pour atteindre une certaine forme de dramaturgie assez unique dans l’histoire du sport que sera cette arrivée des 24h du Mans 1966. A ce titre je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas googler cette course car le final est en tout point extraordinaire non seulement de par la véracité des faits sportifs mais aussi par cet espèce de coup de poing que nous prendrons en tant que spectateur à découvrir ce qui est arrivé, à découvrir l’injustice parfois froide du sport de haut niveau.

Donc le Mans 66 est un assez bon film qui mélange habilement la vérité historique, l’exploit sportif mais aussi l’humour (certaines scènes de la course sont vraiment drôles) et le réalisateur dont la filmographie est très éclectique (de Copland à Logan en passant par Walk the line ou 3.10 to Yuma, on peut dire que c’est un spécialiste du grand écart) nous livre non pas un chef d’œuvre mais un film sportif de très bon niveau avec un vrai scénario et un récit constructif qui monte lentement en tension pendant 2h30. Y a du lourd niveau interprétation avec Bale et Damon même si on se plait à regretter ce qu’aurait pu donner le film qui fut un projet initial de Michael Mann avec Brad Pitt et Tom Cruise et dont le titre était Go for Hell (allusion au panneau que tendit Shelby en bord de piste à son pilote lors des ultimes minutes de la course et que l’on voit dans le film d’ailleurs).

Bref Messieurs-Dames, ne boudez pas votre plaisir, l’âge aidant y’a que le prix des jouets qui change…



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 19 Nov 2019 12:02 
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Mon cher Hotkiller, tu es un assez grand garçon pour faire ce que tu veux, mais vu la qualité régulière de tes critiques dans ces colonnes, et pour que tes proses ne soient pas perdues quand le jugement final tombera sur ce forum, je te suggère de les transférer sur le cinefan que Surfeur nous a créé pour que perdure les échanges, avis et remarques qui ont été les nôtres sur DVDPC depuis 20 ans .
A titre personnel, je transfère les synthèses des tops ( en spécifiant qui en sont les auteurs ), mais vu qu'après des années d'Arlésienne :( tu es enfin revenu du " Highway to hell " 8) :bien: :D pour alimenter ce forum de posts ô combien pertinents (et, crois-le bien, ce n'est pas du cirage de pompes :nanana: , je le pense vraiment :bien: ), j'estime ( même si tout le monde pourrait le faire en copier-collé ) que c'est à toi d'opérer le transfert de ces critiques pour qu'elles apparaissent bien sous ton pseudo .
Après, si ce n'est pas ton intention, on respectera ta décision, mais ce serait réellement dommage que tes critiques s'évanouissent ad-vitam-eternam dans les limbes de la toile !
:wink:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 19 Nov 2019 19:47 
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Mon cher Barbe Noire, merci de tes compliments qui me touchent vraiment car je les sais sincères.

Depuis la critique de la belle époque je les mets en double tant ici que sur cinefan.
Pour les précédentes je les ai au format word et je les mettrai en temps voulu (quand notre si cher DPC sera vraiment down) sur cinefan si OK pour Surfeur51.

Merci en tout cas de ton soutien très motivant.
Next target : Le Traître :bien:



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinéma
MessagePublié: 20 Nov 2019 20:31 
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Résumé
Sicile,
Années 80,
Palerme d’un côté…Corleone de l’autre.
Exilé au Brésil Tommaso Buscetta, parrain de Palerme est arrêté puis extradé vers l’Italie. A son retour il rencontrera un certain Giovanni Falcone…le crime organisé en Sicile ne sera plus jamais le même.

Note : 6/10

Avis artistique
On ne compte plus le nombre de films sur les truands qui ont exercé cette fascination parfois un peu morbide sur les spectateurs que nous sommes. Depuis les films de James Cagney, les Scarface, Casino et autres Godfather, tous sans exception, outre le fait d’être des monuments du 7ème art avaient ce dénominateur commun dans la personnalisation du mal : le bandit, le voyou, le voleur ou l’assassin.

Mais dans le cas de ce Traître ne vous attendez pas à une variation sur une réalité quelque peu déformée qui laisserait libre cours à une fantaisie de la part du réalisateur. Non, Marco Bellocchio se veut le conteur des faits, de la description documentaire et s’emploie à recréer parfaitement l’atmosphère délétère et assassine qui règne en ce début des années 80 en Sicile.

Le principe de l’émission est simple : d’un côté la mafia de Palerme dirigée par Stefano Bontate et de l’autre la mafia de Corleone dirigée par Salvatore (dit Toto) Riina. Et le jeu est « Qui va bouffer qui ? Qui prendra le contrôle de l’île et du juteux trafic de drogue ? » Exilé au Brésil Tommaso Buscetta, membre du clan de Palerme, voit ses anciens amis se faire envoyer ad patres dans un ballet régulier et sanglant d’assassinats ainsi que ses deux fils, son frère, son gendre, son neveu etc…
Arrêté au Brésil il est extradé mais c’est un Buscetta un peu usé qui repose le pied en Sicile avec une marge de manœuvre très étroite : accepter la prison et le risque de se faire dessouder par un second couteau une fois que les matons auront le dos tourné à compter leurs billets en poche ou….rencontrer le nouveau procureur responsable du pool anti-mafia en la personne de Giovanni Falcone.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que Buscetta va parler, longuement, de façon détaillée avec Falcone pendant de nombreux mois ce qui aboutira au maxi procès de Cosa Nostra en 1986 avec 475 accusés dont Toto Riina et tous les grands chefs mafieux.

Le film de Bellocchio est très linéaire et suit le fil conducteur des discussions Buscetta/Falcone. De nombreuses scènes viennent ensuite rythmer le procès avec la confrontation directe de Buscetta et ses anciens acolytes/ennemis et l’on assiste médusé à des mensonges éhontés du type « Non je ne connais pas ce Monsieur ! » et là où cela devient fascinant c’est qu’on est dans le vrai. Tout ceci est réel, ce n’est plus de la fiction comme dans le Parrain, les insultes sont véridiques, les menaces tout autant et au rythme où se déroulent les morts et les exécutions on comprend rapidement la mise en danger tant de Falcone que de Buscetta car sur le fond les deux ont certes des motivations différentes mais une volonté commune de mettre à mal toute l’Organisation comme on disait pudiquement dans les années 70.

Car le maître mot dans tout ça c’est la loyauté, vaste et nébuleux concept totalement protéiforme selon celui qui l’emploie.
Pour Buscetta, s’il parle c’est parce que ses ex-collègues ont dévié le code d’honneur, Toto Riina en tête, et se sont montrés déloyaux en allant tuer des personnes qui n’appartenaient même pas à la mafia sous prétexte qu’elles le connaissaient ou présentaient avec lui un lointain degré de parentalité. Témoin de cette dérive ultra-violente jusque dans la chair de sa chair il estime que son serment d’allégeance ne joue plus et qu’il peut libérer ainsi sa parole.
Pour les autres, la trahison à l’omerta faite loi est impardonnable. Le serment qui vous lie à la mafia est perpétuel, indélébile et ne souffre aucune remise en cause. De fait celui qui parle est celui qui trahit. Celui qui trahit a failli à sa parole. Celui qui a failli à sa parole doit mourir.

Les louanges à Santa Rosalia (la sainte patronne de la ville de Palerme) de la première scène du film voyant Palermitains et Corleanais se prendre dans les bras et se féliciter des jours à venir avec l’incroyable succès du trafic d’héroïne, sont lointaines et oubliées. Les faux-semblants, les discussions et tractations d’arrière cour règnent en maître désormais. Et tous autant qu’ils sont, malgré leurs croyances et parfois leur dévotion mal placée ont depuis longtemps envoyé se faire foutre la vieille règle de droit romain du « Nemo auditur propriam turpiduninem allegans » pour une ligne de conduite plus radicale qui ne laisse aucune place à la pitié et la miséricorde.

Car sur le fond ce que montre très bien le film c’est que tous ces truands ne sont ni plus ni moins que des culs-terreux, « ignorante, maleducati… » avec des baloches aussi larges qu’un raisin de Corynthe et que leur seule défense c’est le déni, la dénonciation calomnieuse, drapés qu’ils sont dans leur arrogance et leur paranoïa. Même 25 ans plus tard quand Provenzano (l’un des derniers boss de Corleone, fugitif depuis 1963 et dont la dernière photo connue remontait à 1959 !) se fera choper par les carabiniers après des années de cavale, il vivait dans une ferme miteuse qui ne ressemblait à rien depuis de nombreuses années, habillé comme un « sans-dents » alors qu’il dirigeait tout le trafic de drogue de l’ile. On est loin des fastes de Tony Montana ou de Sam Ace Rothstein dans Casino.
Non et c’est là que le parti pris de Bellocchio est intelligent c’est qu’il nous montre ces truands dans toute leur laideur et leur bêtise (au point que même l’image du film est volontairement parfois presque cradingue) et qu’en tant que spectateur on reste pantois parfois par les discours tenus, le foutage de gueule éhonté avec lequel ils s’adressent aux juges. Il n’y plus de romanesque et la fresque de Bellocchio est juste aussi froide qu’une dépêche AFP annonçant la liste des sentences à l’issue du procès.

Et c’est paradoxalement tout autant le problème de ce film. Le métrage fait 2h30 et cette approche très documentaire (à croire que c’est la mode avec le récent Adults in the room de Gavras) fait qu’en tant que spectateur nous allons trouver le temps un peu long. Et l’on se plaît à croire qu’un documentaire en deux parties de 45mn sur Planète Justice aurait largement suffi. Trop de scènes sont répétitives (scènes du procès notamment), tant sur la forme (scènes d’invectives entre protagonistes à se mesurer qui aura la plus grosse) que sur le fond (alternance trop régulière des échanges Falcone/Buschetta avec les scènes du tribunal) et au fur et à mesure il y a comme une forme de desintérêt du spectateur pour ce qui se passe à l’écran. Bellocchio n’a pas voulu utiliser la technique du flashbak qui somme toute, même si elle est facile, aurait pu donner un peu plus de consistance à son film et donc le déroulement linéaire des faits nuit considérablement au récit.
En tant que spectateur on arrive légèrement à rebondir quand on voit ce que devient la famille de Buscetta et surtout son épouse. Mais malgré quelques scènes assommantes (mais dans le bon sens du terme car violentes et répétitives) du début avec ce compteur des assassinats perpétrés en surimpression sur la pellicule, la scène de l’assassinat de Giovanni Falcone (scène très bien faite façon coup de poing dans la gueule rarement vue au cinéma) et cette étrange poignée de main (avérée ?) entre les deux hommes le reste du métrage pâtit de sa trop grande fidélité aux faits. On dit que la réalité dépasse souvent la fiction. Elle la dépasse effectivement dans le cas présent mais c’est insuffisant pour faire un grand film.

D’autres films italiens ont à mon sens su mieux traiter ce qu’était la violence de la mafia (je pense à Romanzo Criminale, Arrivederci Amore Ciao, ou l’excellentissime Suburra), la noirceur de l’âme de ces voyous et sans forcément coller à la réalité s’inscrivaient dans la réalité de leur époque (avec l’attentat de la gare de Bologne, la démission du Pape Benoît XVI…), l’utilisant pour mettre en exergue le comportement déviant des protagonistes sans jamais les encenser ou les défendre. Tous ont choisi un mode de vie violent, il n’y a pas de rémission pour leurs péchés et c’est pas Sainte Rosalie qui les sauvera.

Alors voilà ce que l’on peut dire sur ce film dont l’interprétation est néanmoins au top au premier rang de laquelle celle de Pierfrancesco Favino (Buscetta). Le gars a une vraie gueule de cinéma et peut tout jouer à partir du moment où c’est un personnage néfaste. Il est vrai que c’est un habitué du style (Il Libano dans Romanzo Criminale, un député véreux et manipulateur dans Suburra et le pilote Clay Ragazonni dans Rush) et qui plus est parle le sicilien avec une crédibilité déconcertante (dites vous bien que même les italiens ont du mal à comprendre un sicilien ou un napolitain qui parle dans son dialecte). Pour les autres, moins connus, on retiendra la performance de l’interprète de Falcone, tout en douceur et résilience mis il est permis de penser que Bellocchio ne pouvait faire l’impasse sur Favino tant sa cote cinématographique monte depuis quelques années et qu’il s’est « contenté » de prendre des comédiens avec qui il avait déjà tourné pour les autres rôles. Par ailleurs on notera aussi une certaine ressemblance entre les comédiens et les vrais personnages (pour Falcone et Toto Riina c’est vraiment flagrant).

Le Traître n’est donc pas du tout un film de mafia mais un film sur la mafia et c’est toute la différence. Et c’est son seul défaut. Le gangster n’est pas idéalisé, il est juste décrit sans être dénoncé chacun pouvant se faire son opinion même si la présentation des protagonistes ne laisse pas beaucoup le choix. Pour faire court pas de salaud magnifique et pas de souffle épique dans le propos.

Mais plus largement si d’aventure vous allez faire un tour en Sicile, louez une voiture, passez quelques villes pour emprunter une route légèrement sinueuse qui vous emmènera à 600m d’altitude pour arriver devant un plan en relief en haut duquel est écrit « Citta di Corleone ». Balladez-vous, perdez-vous entre les églises et les maisons aux volets clos (et pas seulement à cause de cette chaleur accablante d’été) et vous arriverez à un endroit étrange où vous pourrez garer votre véhicule. Et vous verrez un simple panneau qui vous indiquera l’endroit où vous vous êtes garé. En plein Corleone ce panneau vous dira que vous êtes garé sur la « Piazza Vittime della Mafia ». Toute une symbolique non ?

Ce que ce film n’a dramatiquement pas et c'est fort dommage...



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