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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 09 Sep 2019 14:06 
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Merci des ces infos à tous les deux. Moi qui voulais me le faire avec ma carte Pathé Gaumont... ce sera un autre film alors !



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 09 Sep 2019 16:32 
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Je suis un peu étonné du commentaire d'Alamo, en quadrature avec la majorité des avis Allociné et IMDb. Je regrette de ne pas avoir pu le voir au ciné (pas diffusé dans le 37), mais c'est sûr que je l'achèterai en blu-ray dès sa sortie le 20/11.


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 09 Sep 2019 17:43 
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TRAINE SUR LE BITUME
Note : 8/10

Qu’il me soit permis dans le cadre de cet aimable forum de vous faire part d’un avis sur non pas un film dernièrement vu au cinéma pour la bonne et simple raison qu’il n’a pas, à ma connaissance, été distribué en salles françaises et qu’il fut Direct to VOD au mois d’août alors qu’il aurait largement mérité une distribution à grande échelle, ne serait ce que pour son casting avec mel Gibson et Vince Vaughn.

Résumé : deux flics aux méthodes peu orthodoxes se retrouvent temporairement mis à pied. Ils vont mettre à profit cette période pour aller voir ce qu’il se passe de l’autre côté du miroir…un petit jeu qui ne sera pas sans conséquences…

Avis artistique
Les bons films à voir, parfois surprenants ou perturbants (dans le bon sens du terme) ne sont pas pléthore en cette période d’Iron Man agonisant du cinéma américain. Alors pour une fois qu’un petit surdoué nous gratifie d’une oeuvre peu commune dans le domaine du polar, que grâce lui soit rendue.

Craig Zahler nous avait offert en 2015, avec un budget ridicule, un western d’une incroyable force et complètement atypique nommé Bone Tomahawk. Son film louvoyait habilement dans le mélange des genres entre le western et le film d’horreur avec un final totalement surprenant. Il réalise par la suite « Section 99 » (lui aussi malheureusement inédit en salles) pour nous offrir sa dernière création dans le domaine du polar : Traîné sur le bitume.

Alors vous me direz des polars US on en a vu des tonnes et celui-ci se confinera dans le moule habituel des films policiers avec une hypothétique quête de rédemption pour les héros, le passage à travers des épreuves pour avoir conscience de la noirceur de leur âme, j’en passe et des meilleurs.
Que nenni ! Ce film est avant tout un polar noir, très très noir. Pas de rédemption possible pour ces deux flics qui, mis à pied, décident de braquer des voleurs histoire d’assurer leurs vieux jours. Ce deux héros étaient déjà « noirs » à l’origine, pas de raison que ça change s’ils passent du côté obscur.

Pour ce faire le réalisateur va distiller savamment cette ambiance et prendre un peu (trop ?) son temps (le film fait 2h30) mais sa démarche est assez insidieuse : quel que soit le personnage du film, il y a comme un rapport étrange qui se met en place avec le spectateur. Non pas qu’on ait l’impression de les connaître mais une indicible empathie voit le jour et le spectateur se laisse prendre un peu par la main histoire de voir, un peu à la manière de Matrix, « how deep is the rabbit hole ».

En effet, il est surprenant de voir à quel point tous les personnages du film sont d’abord présentés puis travaillés à croire que le réalisateur voulait faire un film sans second rôles car selon lui toutes les pièces du puzzle sont importantes et au final l’histoire se doit de les sublimer tous. Certes il va s’attarder un peu sur les deux héros et nous présenter leurs familles, leurs fêlures (la femme et la fille de Gibson, la petite amie de Vaughn par ex.) leurs habitudes mais par exemple, la froideur du gangster qui sera braqué par ces deux flics est parfaitement identifiable dans une seule et simple scène où, à la manière du Samouraï de Melleville il nous fait clairement comprendre que ce personnage est juste la mort ambulante, sans arrière pensée, sans pitié mettant ainsi en avant l’irrémédiable drame qui se profile.

De même pour le rôle de cette femme qui doit reprendre son job à la banque après son congé maternité. Là encore le réalisateur prend le temps nous la présenter avec ses doutes et ses peurs et là encore le spectateur se fera piéger quelques minutes plus tard puisqu’elle aussi se retrouvera amèrement au cœur du drame.

De même enfin pour les deux personnages black qui sont recrutés par le truand. Le réalisateur prend le temps de nous présenter leurs conditions de vie et leurs familles pour comprendre leur motivation à participer à ce braquage. Et dès le départ ils sont une sorte de symétrie des deux flics. Eux aussi sont des loosers « on the edge », eux aussi se retrouvent désespérément dans cette histoire où ils vont plus subir que tenir et eux aussi devront payer le prix fort. Mais là encore le réalisateur nous évitera le message de la sublimation du héros car ce n’est pas son propos : se joindre à des braqueurs-tueurs a un prix, subtil mélange de douleur et de regrets et c’est tout.

Mais tout ceci ne tiendrait pas la route si la mise en scène ne suivait pas. Et là il faut clairement dire que Craig Zahler sait vraiment y faire. D’abord il y a très peu de plans en mouvement (chose difficile à réaliser sur un métrage de 2h30). Ses cadres sont parfaitement posés et équilibrés et l’alternance de plans larges comme des plans serrés se met véritablement au service de l’histoire. Alors me direz-vous il va nécessairement se profiler dans l’esprit du spectateur une impression de lenteur à ce que l’action tarde à arriver. Certes mais les dialogues sont d’une extrême précision et à mon sens, il n’y pas de scène en trop car toutes sont au service de l’avancement des personnages dans l’intrigue. Qui plus est le réalisateur mélange assez bien le rendu de ses scènes. Certaines sont très intimistes et d’autres sont à la limite du cartoon de l’horreur (scène avec les trois acolytes du braqueur tout en costume noir avec des lunettes de soudeur par ex qui nous livrerons à chaque fois un vrai déferlement de violence).

Et pour sublimer tout cela le travail de la photographie du film est juste incroyable. Le chef op du film dont j’ai oublié le nom a fait quelque chose d’artistiquement très au-dessus de la moyenne. La plupart des scènes sont dans une pénombre jaunâtre un peu oppressante (l’intérieur de l’appart de Gibson par ex.) ou parfois plus cosy (appartement de Vaughn) tandis que les scènes extérieures sont beaucoup plus froides lorsqu’elles se passent de jour. Là encore la technique est véritablement au service de l’histoire et le travail réalisé est formidable de ce point de vue là.

Enfin quelques mots du casting : il s’agit certainement du meilleur polar auquel Mel Gibson ait pu participer depuis Payback (à ce titre je ne saurais que trop vous conseiller la Director’s cut de ce film en Z1 où l’histoire et notamment la fin est totalement différente avec d’autres personnages que celle qui fut exploitée en salles). Il est un acteur vieillissant mais même dans un personnage à moustache sans grand relief, la sobriété de son jeu d’acteur capte l’attention du spectateur et même si Mad Max est bien loin désormais, il n’empêche que le bonhomme a de beaux restes du point de vue du talent. Vince Vaughn est lui aussi très sobre. Encore une fois ce sont les personnages qui dictent la direction d’acteurs et il se met véritablement au service de son rôle, s’identifiant parfaitement à ce néo-looser. Enfin Terry Kittles (que je ne connaissais pas malgré ses 16 années de carrière) joue parfaitement un rôle assez difficile où il est constamment dans la retenue face aux évènements qu’il subit.

L’intangibilité du malheur est quelque chose de difficile à filmer et surtout de difficile à partager avec un spectateur. Mais quand la mise en scène est au cordeau, que le scénario ressemble plus à un livre qu’à un script, que les acteurs sont au diapason pour servir des dialogues parfaitement maîtrisés, et que le réalisateur vous fera penser à du Peckinpah ou du Siegel, ne boudez pas votre plaisir, nous sommes juste en présence d’une pépite.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 09 Sep 2019 18:25 

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Je ne connaissais pas et tu m'as donné envie de le voir. Merci... :jap:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 09 Sep 2019 18:28 

Inscrit le: 20 FĂ©v 2003 01:00
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surfeur51 a Ă©crit:
Je suis un peu étonné du commentaire d'Alamo, en quadrature avec la majorité des avis Allociné et IMDb. Je regrette de ne pas avoir pu le voir au ciné (pas diffusé dans le 37), mais c'est sûr que je l'achèterai en blu-ray dès sa sortie le 20/11.


Je viens d'aller faire un tour sur allociné (que je consulte rarement). J'aimerais savoir comment des personnes ont pu faire des commentaires avant la sortie du film. Pour le reste, les jeunes qui n'ont pas de culture sur ces évènements (ce n'est pas une critique, pour eux c'est une date dans les livres d'histoire) la découverte de ces images peut impressionner, pour le vieux comme moi (et toi !) on a déjà vu ces images de nombreuses fois et à part quelques plans au début (certes magnifique) les images sont "comme à la télévision". Les seules images haute définition sur la lune sont des photos, vue cent fois, faites à l'Hasselblad si ma mémoire est bonne, en 6x6.


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 09 Sep 2019 19:55 
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Bridoli a Ă©crit:
Je ne connaissais pas et tu m'as donné envie de le voir. Merci... :jap:


Tant Mieux :bien:
Ce film mérite vraiment une chance en BR (on ne peut pas dire seconde chance puisqu’il est inédit). C’est un polar intelligent, brillamment mis en scène qui à aucun moment ne fait l’économie du scenar au profit de satisfaire un public qui tiendrait pas la route.
Bref pour une fois qu’in réalisateur nous traite intelligemment faut en profiter.
Enjoy !



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 10 Sep 2019 09:28 

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:bien: :lover: :jap: :wink:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 10 Sep 2019 20:41 
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Merci pour le partage de ce coup de coeur :bien: :jap:

HonnĂŞtement, il ne faisait pas partie de ma wishlist mais maintenant.... c'est tout Ă  fait possible :wink:


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