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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 24 Nov 2019 14:25 

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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 24 Nov 2019 19:16 
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JOYEUSE RETRAITE

RĂ©sumĂ© : A l’aube d’une retraite au soleil Philippe et Marilou vont rapidement comprendre que leur projet de vie au Portugal va ĂȘtre mis Ă  mal par une famille quelque peu encombrante. La retraite c’est pas vraiment la liberté 

Note : 6,5/10

Avis artistique :
Bon on Ă©tait dimanche, faisait un temps moyen, alors pourquoi pas aller en salles entre 14 et 16 pour voir quelque chose ? Bon alors : ça, vu ; ça, dĂ©jĂ  vu aussi ; la reine des neiges II
 oh lĂ  nan suis pas dĂ©primĂ© Ă  ce point pis pour entendre l’autre princesse encore cracher sur la caisse d’épargne (
.libĂ©rĂ©e
des livrets
ouais je sais elle est pas terrible mais c’est tout ce qui vient Ă  l’heure de rĂ©daction de cette critique) sans compter les rires affolĂ©s des nains facĂ©tieux accompagnĂ©s de leurs parents ou grands-parents
non sans façon. Ah bin tiens Ă  propos de grands-parents, allons essayer ce Joyeuse Retraite.
L’aimable contributeur de ce forum ne vous cachera pas qu’il s’est rendu dans la salle avec la mĂȘme espiĂšglerie que l’on peut lire dans l’Ɠil torve d’un veau qui rentre dans un bĂątiment Spanghero mais avait-il le mĂȘme regard navrant, voire navrĂ© Ă  la sortie ?

HĂ© bien trĂšs franchement non. Joyeuse Retraite ne sera certainement pas le film de l’annĂ©e 2019 mais il reste la comĂ©die humoristique la plus souriante qui soit de l’annĂ©e. Bon peut-ĂȘtre que l’ineffable Patrick (Dubosc) fera mieux la semaine prochaine dans Toute Ressemblance mais pour l’instant ne boudons pas notre plaisir.

En effet avec un scĂ©nario assez simple et qui « parle Ă  tout le monde » le premier film de Fabrice Bracq se rĂ©vĂšle ĂȘtre une comĂ©die familiale enlevĂ©e et assez bien rythmĂ©e. Pour ce faire on retiendra des dialogues percutants qui de façon rĂ©guliĂšre font mouche tout au long du film et on se plaĂźt Ă  sourire devant ces « mauvais » grands-parents dont l â€˜Ă©goĂŻsme est en totale rupture avec ce qu’il convient de faire ou de penser dans notre France de 2019. Un peu Ă  la maniĂšre des deux Papa ou Maman dont le seul ressort comique finalement Ă©tait de voir ces parents devenir odieux pour ne pas avoir Ă  garder leurs gosses, on s’amuse Ă©galement de voir de quelle façon les deux personnages principaux voient leur plan de retraite au soleil du Portugal contrecarrĂ© par les alĂ©as de la vie et surtout de leur famille.
Au regard des personnages tous sont assez bien présentés et ont une certaine « épaisseur ».
Ainsi retiendra-t-on surtout celui de Marilou (MichĂšle Laroque) qui joue la garce que l’on adore dĂ©tester parce que trop directive et trop sure d’elle mĂȘme. Il n’empĂȘche son personnage d’ « attachiante » est sensiblement le moteur du film puisque pas mal de ces rĂ©pliques participent au rythme du film. La tendresse qui sied Ă  ce genre de comĂ©die est incarnĂ©e par le personnage de la grand-mĂšre (Line, mĂšre de Philippe) puisque l’on sait depuis la Boum que non seulement les grands-mĂšres ont cette tendresse innĂ©e mais qu’elles savent aussi rester facĂ©tieuses. Et lĂ  encore ce personnage est une belle rĂ©ussite car il est fĂ©dĂ©rateur et le scĂ©nario lui donne une importance que l’on voit assez peu dans les personnages de personnes ĂągĂ©es (le rĂ©alisateur ne s’est pas contentĂ© de deux scĂšnes mettant en avant le cĂŽtĂ© « respect des anciens » de ce type de personnage). Enfin le personnage de CĂ©cile (la fille de Marilou et Philippe), personnage ancrĂ© dans l’air du temps avec cette femme responsable d’Ehpad qui bataille duraille entre sa vie de couple, ses gosses et ses parents pour qui retraite ne rime pas avec garde des nains tous les mercredi ou dĂšs que l’Education National est en grĂšve. Pour le reste les seconds rĂŽles sont Ă©galement bien prĂ©sentĂ©s et reviennent de façon rĂ©guliĂšre le temps du film sans en casser le rythme et ça c’est assez important pour que ce soit soulignĂ©.

VoilĂ  c’est ça, c’est peut ĂȘtre la grande rĂ©ussite de ce film c’est de ne pas se laisser aller Ă  des temps morts faisant que le spectateur s’ennuie en attendant le prochain bon mot d’un dialogue. Le rythme est Ă©gal et mĂȘme si l’allure du rĂ©cit est tranquille (c’est pas du niveau des grandes comĂ©dies d’humour de GĂ©rard Oury par ex.) le spectateur que nous sommes se laisse juste porter par l’histoire mĂȘme si l’intrigue est bĂąchĂ©e et connue d’avance (encore que deux scĂšnes arrivent sans prĂ©venir pour dynamiser le film) et c’est sans dĂ©plaisir que l’on voit arriver le gĂ©nĂ©rique de fin.

CĂŽtĂ© casting il y a du beau monde du point de vue comĂ©die Ă  la française avec MichĂšle Laroque, Thierry Lhermitte et surtout la comĂ©dienne Judith Magre (quand on pense qu’elle a tournĂ© avec Duvivier) parfaitement Ă  l’aise dans le rĂŽle de la grand-mĂšre. Lhermitte est bon mais son personnage de retraitĂ© « suiveur » de sa femme ne le met pas suffisamment en valeur mais en mĂȘme temps, c’est Laroque qui a le monopole du bon mot, de la bonne attitude ou du bon geste et qui constitue le fil rouge du film aidĂ©e en cela par le personnage de sa fille.

Donc en sortant du cinĂ©ma curieuse impression d’avoir passĂ© un moment pas dĂ©sagrĂ©able car le rĂ©alisateur a bien bossĂ© ses personnages, ses dialogues et encore une fois la cadence de son film.
Un film qui n’a que la prĂ©tention de divertir, qui le fait bien, sans prĂ©tention, sans exagĂ©ration et qui de fait, dĂ©tonne un peu dans la production française de cette annĂ©e 2019 bien terne car pour une fois c’est bien Ă©crit.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 26 Nov 2019 16:54 
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LES MISERABLES

RĂ©sumĂ© : de nos jours un policier de province se retrouve affectĂ© Ă  la BAC de Montfermeil en Seine Saint Denis. A la faveur d’une interpellation qui dĂ©rape et qui est filmĂ©e par un drĂŽne, c’est tout le quartier et toutes les communautĂ©s qui risquent de s’enflammer


Note : 4 /10

Avis artistique :
LaurĂ©at du prix du jury Ă  Cannes ce film arrive sur nos Ă©crans avec des critiques dithyrambiques le prĂ©sentant comme le nouveau « La Haine », comme le film de banlieue par excellence ayant su capter un instantanĂ© de la vie contemporaine française avec ses fĂȘlures et ses travers. Il s’agit donc d’un film pleinement sociĂ©tal qui va nous montrer non seulement les conditions de travail de la police dans des zones difficiles de la banlieue parisienne mais aussi dans quelle mesure tout ce petit monde s’organise pour que le couvercle reste bien fixĂ© sur la marmite et Ă©viter que tout ne dĂ©borde.

Les films racontant le quotidien du mĂ©tier de flic au contact du rĂ©el sont nombreux (L. 627, Polisse etc
) et quelque part les Miserables ne fera pas exception Ă  la rĂšgle d’or de ce genre de film : mettre en scĂšne une dramaturgie sous-jacente basĂ©e sur des conditions de vie (pour les habitants) ou d’exercice du job (pour les flics) assez difficiles et donc forcĂ©ment le film sera organisĂ© en trois actes : la mise en place des protagonistes, le drame, les consĂ©quences du drame. Donc du point de vue narratif on est plus dans un mĂ©trage classique qui va crescendo jusqu’à la scĂšne finale.

La premiĂšre partie du film serait presque comique basĂ©e qu’elle est sur le regard provincial de ce jeune flic de Cherbourg qui dĂ©barque avec des yeux Ă©carquillĂ©s dans un monde dont il ne connaĂźt pas les codes et les usages. TrĂšs vite ses collĂšgues le mettront Ă  l’épreuve du bizutage de bon aloi et l’on sent dĂ©jĂ  le parti pris du rĂ©alisateur, habituĂ© qu’il est du « cop watch » (action qui consiste Ă  filmer les comportements policiers) avec une camĂ©ra Ă©paule rĂ©guliĂšrement en mouvement. Il n’a en effet pas su Ă©viter les stĂ©rĂ©otypes du good cop/badcop avec ce chef de BAC blanc, hĂ©tĂ©ro, bourru, drapĂ© dans son impunitĂ© de flic qu’il va s’attacher Ă  rendre antipathique au possible (scĂšne de l’arrĂȘt de bus, scĂšne sur le marché ). A l’inverse le collĂšgue black semble plus tempĂ©rĂ©, plus en harmonie Ă©galement avec le milieu qui les entoure (puisqu’il en vient) et ce manichĂ©isme convenu est tout sauf novateur et devient rapidement lassant. De ce point de vue lĂ  ce film n’apporte absolument rien mais on retiendra dans cette premiĂšre partie l’harmonie dĂ©placĂ©e qui rĂšgne entre ces diffĂ©rentes communautĂ©s dont le fragile Ă©quilibre repose sur la combine, le petit trafic en pĂšre peinard Ă  l’ombre de la bienveillance totalement inconvenante de nos reprĂ©sentants de la loi.
Et sur le fond ce qui devient gĂȘnant n’est pas vĂ©ritablement de montrer une zone de non droit qui s’organise tranquillement car aprĂšs tout nous savons d’ores et dĂ©jĂ  que c’est ainsi dans bon nombre de banlieues ou de quartiers de grandes mĂ©tropoles. Ce qui devient vraiment gĂȘnant c’est que le rĂ©alisateur prend le parti pris de nous dire que c’est ainsi et surtout que c’est bien ainsi. AprĂšs tout, les gamins ne font pas de grosses conneries, les petites dames ne se font pas arracher leur sac et tout ce petit monde va bien mĂȘme si quelques tensions communautaires ça et lĂ  se font sentir. Bref le message est confus : on dĂ©nonce ou on dĂ©nonce pas ? On met le doigt sur des comportements rĂ©prĂ©hensibles ou on se contente d’approuver une situation prĂ©-existante mise en place par 70 ans d’échec de politique sociale depuis les flux migratoires des 50’s qui ont permis Ă  la France de se reconstruire aprĂšs-guerre. Sur ce point, pas de parti pris du rĂ©alisateur, pas de rĂ©ponse ni d’espoir, rien qui ne mette en avant quoi que ce soit qui pourrait sembler positif. C’est ainsi, ce le sera toujours, vivons non pas ensemble, mais vivons avec, et faisons en sorte que l’équilibre prĂ©caire entre nous perdure.

Mais heureusement nous avons la religion.
TrÚs important ça la religion.
Ca permet de bien manipuler les masses ça, la religion.
Et on ne peut qu’avoir un sourire navrĂ© et amer dans cette scĂšne oĂč « ceux de la mosquĂ©e » promettent un chocolat et des gĂąteaux aux gamins s’ils passent les voir. LĂ  encore, le message n’est pas clair ou plutĂŽt va le devenir au fur et Ă  mesure du rĂ©cit.
Mais je reviendrai sur ce point un peu plus loin.

C’est alors que dans ce joyeux bazar arrive un cirque en ville. A la faveur d’un vol (un lionceau du cirque a Ă©tĂ© volĂ©), les communautĂ©s s’agitent, se menacent, ont le verbe haut et violent (les gitans du cirque veulent « casser du noir » tandis que les noirs n’ont rien Ă  cirer des problĂšmes de ces mecs qui vivent en roulotte
). Et nos trois flics se retrouvent entre deux feux tant bien que mal pour calmer tout ce petit monde dont les insultes sont Ă  la hauteur des promesses de vengeance qui ne seront jamais tenues. Comme disait Tuco dans le Bon la Brute et le Truand « Quand on flingue on raconte pas sa vie » mais pas sur que tous ces mecs aient vu le film de Leone
Bon, passons mais ceci dit nos flics vont faire leur boulot de flic et retrouver le voleur, un gamin prĂ©-ado. L’interpellation se passe mal et sous les jets des cannettes le LBD (Lanceur de Balle de DĂ©fense) va faire entendre son bruit sourd et dĂ©tonnant et le pauvre gamin menottĂ© va le prendre en pleine tronche. Bavure ? Accident ? Perte de contrĂŽle ? Tout cela va trop vite pour se faire une idĂ©e et reconnaissons que la scĂšne est trĂšs bien faite puisqu’elle permet au spectateur d’ĂȘtre lui aussi interpellĂ© (sans mauvais jeu de mots) sans qu’il puisse se faire une idĂ©e nette et tranchĂ©e. Le rĂ©sultat est lĂ  : un gamin git au sol inconscient. Que faire ? Entre le bon sens du flic de province qui demande Ă  ses collĂšgues de le porter Ă  l’hĂŽpital et la froideur calculĂ©e de ces derniers, froideur remplie nĂ©anmoins de peur que tout s’embrase rapidement, il y a un choix Ă  faire. Et le choix va ĂȘtre vite fait. D’autant plus que toutes les images de cette interpellation musclĂ©e ont Ă©tĂ© filmĂ©es, filmĂ©es par un drĂŽne d’un gamin de la citĂ©. Pour Ă©viter le bruit et la fureur pas d’autre option que de mettre tout le monde sur le coup pour retrouver, le gamin, son drĂŽne et la carte mĂ©moire dans laquelle se trouve la vidĂ©o. DĂšs lors tout le monde a peur que son joli prĂ© carrĂ© soit remis en cause par un soulĂšvement de la citĂ© et l’on assiste Ă  cette collaboration improbable oĂč toutes les connexions communautaires vont s’activer pour retrouver le gamin qui a filmĂ©.
Il sera retrouvĂ© (tout comme le lionceau d’ailleurs !), le drĂŽne sera dĂ©truit et la carte mĂ©moire rĂ©cupĂ©rĂ©e et au final tout ce beau monde demandera au gamin dĂ©figurĂ© de bien fermer sa gueule et d’éviter de tĂ©moigner sur les rĂ©seaux sociaux ou BFM. Ce serait en effet trĂšs nĂ©faste pour la sous-Ă©conomie de la ville de Montfermeil.
Fin de journĂ©e, chacun rentre chez soi et ce sera le seul moment d’humanitĂ© dans ce film car le rĂ©alisateur nous offre quelques scĂšnes montrant l’intimitĂ© de ces flics confrontĂ© au banal de leur vie quotidienne sans que celle-ci soit une vraie soupape de libĂ©ration face aux tensions, insultes et menaces du quotidien.
Cette seconde partie du mĂ©trage se veut donc un peu plus grave que la prĂ©cĂ©dente car le rĂ©alisateur pointe quelque peu les alliances contre nature selon le grand principe que face Ă  un pĂ©ril commun mĂȘme les ennemis deviennent amis. Le message est plus affirmĂ© et quelque part le film dĂ©nonce un peu plus car il est choquant que des intĂ©rĂȘts de voyous soient prĂ©servĂ©s au delĂ  de la santĂ© d’un mĂŽme.

Mais bon tout va bien, nous avons la religion.
TrÚs important ça la religion.
Ca permet de bien manipuler les masses ça, la religion.

Parce que le gamin pilotant le drĂŽne s’est rĂ©fugiĂ© chez un ancien trafiquant devenu imam et que lĂ , flic ou combinard, blanc, black ou rebeu, tout le monde ferme bien sa gueule. Tout le monde sait que dans ce petit monde c’est lui qui fait la loi car c’est lui qui a le dĂ©tonateur en main (sans mauvais jeu de mot) et qu’une banlieue qui s’embrase c’est autant d’adeptes en plus. C’est autant d’esprits Ă  rĂ©cupĂ©rer et de cerveaux Ă  laver. Et lĂ  curieusement plus de message du rĂ©alisateur. Est-ce bien ? Pas bien ? Pas vraiment d’apprĂ©ciation critique et c’est vraiment ce qui dĂ©range.
Mais je reviendrai sur ce point un peu plus loin.

Dernier acte. Je ne vous ferai pas le dĂ©tail des 20 derniĂšres minutes du mĂ©trage pour Ă©viter tout spoiler Ă  ceux qui auraient l’intention de voir le film. Sachez juste qu’alors que La Haine mettait en exergue le dĂ©calage Ă©conomique et culturel entre les banlieues et la capitale en foutant au pilori le principe de l’égalitĂ© des chances que nos gouvernants ont utilisĂ© en torche-cul depuis tant et tant d’annĂ©es, les gamins de Montfermeil ont bien compris l’hypocrisie du monde qui les entoure. Ils l’ont tellement bien comprise qu’ils ont une approche beaucoup plus nihiliste que dans le film de Kassovitz.

Mais c’était sans compter sur la religion.
TrÚs important ça la religion.
Ca permet de bien manipuler les masses ça, la religion.

Et voilĂ  tout l’affreux gĂąchis de ce film. Car sur le fond Les MisĂ©rables n’est pas un mauvais film mais il est un film malfaisant au regard de l’idĂ©e faussement naĂŻve qu’il distille Ă  savoir que la religion serait le refuge et que la religion serait presque au-dessus de tout ce petit monde. C’est une putain d’hĂ©rĂ©sie car la religion est partie prenante et agissante de toutes ces communautĂ©s. Et quelque part toute la bienveillance avec laquelle ces hommes sont prĂ©sentĂ©s me va bien mais il reste que le message en filigrane que la religion serait le seul sanctuaire est une vraie insulte Ă  tout le travail des travailleurs sociaux qui tant bien que mal font ce qu’ils peuvent, une insulte Ă  toutes ces bonnes Ăąmes qui donnent de leur temps et de leur Ă©nergie pour dynamiser un quartier ou une citĂ©, une insulte Ă  tout ce qui a pu ĂȘtre accompli depuis tant et tant d’annĂ©es. Tout n’a pas Ă©tĂ© un succĂšs loin s’en faut, mais on ne peut pas distiller dans l’esprit de gamins que la seule personne qui va les comprendre et les aider c’est l’homme de foi. C’est beaucoup trop dangereux d’un point de vue manipulation mentale. De la mĂȘme façon que le clergĂ© chrĂ©tien a entretenu pendant des centaines d’annĂ©es l’ignorance des croyants se plaçant ainsi au-dessus de la mĂȘlĂ©e (aprĂšs tout eux savaient lire et les autres n’étaient qu’un tas d’incultes), on ne me fera pas croire que le discours ait changĂ© en 2019 et ce, quelle que soit la religion en question.

Depuis que le monde est monde l’Humain n’a eu de cesse de se massacrer au nom d’une religion. Faire un film qui insiste Ă  ce point sur l’aspect salvateur de la croyance me met profondĂ©ment mal Ă  l’aise parce c’est envoyer se faire foutre le libre arbitre, la conscience et l’esprit critique et ça c’est pas tolĂ©rable. C’est envoyer se faire foutre tout ce qui fait qu’une nation se retrouve unie derriĂšre son unique drapeau lors d’une finale de coupe du monde (scĂšne d’ouverture du film) quelles que soient origine, couleur de peau ou religion. C’est envoyer se faire foutre tout ce qui fait la richesse dans sa diversitĂ© de notre pays.
Il serait temps de rĂ©aliser un « bel autodafĂ© » comme disait Voltaire de toutes ces idoles car je ne suis pas certain qu’en 2000 ans d’histoire passer du Christ rĂ©dempteur Ă  l’Imam sauveur va vraiment arranger nos bidons.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 26 Nov 2019 18:51 
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Merci pour cette belle critique Thierry.
Tu peux pas t’imaginer à quel point je souscris mot pour mot à toute ta partie sur la religion :bien:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 26 Nov 2019 22:36 

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Moi idem.... :jap:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 26 Nov 2019 22:36 

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Et effectivement, trĂšs belle critique... :jap:


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 27 Nov 2019 00:08 
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Merci Ă  tous les deux mais peut-ĂȘtre ai-je mal perçu le mĂ©trage et qu'au final le parti pris du rĂ©al Ă©tait tout autre. Mais en tout cas les trois scĂšnes qui m'ont fait rĂ©agir Ă  ce point sur la religion sont assez explicites et dressent en filigrane un discours non dit assez dĂ©plaisant.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 27 Nov 2019 00:45 

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Effectivement j'ai eu le mĂȘme sentiment de malaise...


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 08 Jan 2020 12:28 
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Bon alors n'Ă©tant pas revenu depuis quelques temps sur ce topic, voilĂ  une petite mise Ă  jour :

Toute ressemblance
Note : 3/10
Avis : on pouvait attendre beaucoup mieux de la part de Michel Denisot, grand professionnel des médias. Las ! Son film est mal écrit, mal filmé, pas une réplique vraiment percutante et Dubosc qui cabotine à loisir dans un rÎle de présentateur télé mis à mal par sa nouvelle direction incarnée par Denis PodalydÚs.
Bref passez votre chemin, oubliez le DVD qui sortira Ă  moins qu'il soit offert avec un plein d'essence sur une station d'autoroute. Ca pourra toujours servir pour caler un meuble qui est pas droit.

A couteaux tirés
Note : 6/10
Avis : on se retrouve dans une atmosphĂšre d'Agatha Christie pour ce personnage interprĂ©tĂ© par Daniel Craig en Poirot sans moustache qui enquĂȘte sur le dĂ©cĂšs (suicide ou meurtre ?) d'un richissime Ă©diteur.
C'est l'heure de l'ouverture du testament. Qui en bénéficiera, comment, pourquoi...?
TraitĂ©e avec beaucoup d'humour l'intrigue policiĂšre est bonne mais on ne pardonnera pas la construction narrative tellement vue et revue savoir : tous les protagonistes ont une belle raison d’assassiner le bonhomme, tout est dans les faux-semblants (les hĂ©ros donnent l'impression de dire ou faire telle chose mais en fait c'est autre chose) et donc le film n'apporte absolument rien au genre. Mais bon c'est bien jouĂ© et alerte avec un rythme assez enlevĂ©, alors pourquoi pas ?

Le meilleur reste Ă  venir
Note : 5/10
Avis : le duo de "Le prĂ©nom" remet le couvert avec cette histoire de qui proquo oĂč Bruel croit que Lucchini est atteint d'un cancer alors que c'est l'inverse. ScĂ©nario intĂ©ressant Ă  la fois tendre et grave qu'il convient de prendre comme un bel hommage Ă  la comĂ©dienne ValĂ©rie Benguigui partie trop vite et trop tĂŽt, emportĂ©e qu'elle fut par le crabe. On passe un moment agrĂ©able de cinĂ©ma sans plus et sans moins. Bruel joue avec la mĂȘme emphase que dans le prĂ©nom et Lucchini...bon on aime ou on aime pas bien que pour une fois il n'en fasse pas des caisses et des caisses.
Bref un bon film familial de dimanche soir qui pourra souffrir 3 coupures pub sans difficulté aucune.

Made in Bangladesh
Note : 8/10
Avis : définitivement mon coup de coeur de fin d'année. Ce film bangladi est une pure merveille de féminisme courageux et volontariste. Un vrai film social et sociétal qui en dit long sur le combat de certaines femmes dans certaines parties du monde. L'histoire de cette ouvriÚre qui vaille que vaille va tout faire pour créer un syndicat de défense des conditions de travail des ouvriÚres est belle, prenante et en dit long sur cette société patriarcale, musulmane et corrompue jusqu'à l'os, tenue par des hommes qui la plupart du temps restent couchés sur leur paillasse...
La façon de filmer n'est pas novatrice mais le Bangladesh décrit est crade, boueux, pas hygiénique pour un sou mais la caméra magnifie tout celà avec les couleurs éclatantes des saris, des sourires et des eclats de rire de ces femmes qui s'engagent. Voilà c'est ça, un film engageant et engagé. Alors voyez ou achetez ce film. J'y vois deux avantages. D'une part vous saurez ce qui se passe derriÚre un tshirt vendu 4,99 chez H&M et d'autre part vous prendrez réellement conscience des mots de JK Galbraith qui disait il y a dejà des dizaines d'années qu'"on juge du degré de civilisation d'un pays à la situation sociale de la Femme".

VoilĂ  quelques mots que ce que j'ai vu passer ces derniĂšres semaines. La suite dans les prochains jours.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 08 Jan 2020 13:07 

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Merci pour ce retour, comme à l'accoutumée, de qualité.
Et bonne année 2020.


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 08 Jan 2020 13:17 
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Bridoli a Ă©crit:
:bien: :jap:
Merci pour ce retour, comme à l'accoutumée, de qualité.
Et bonne année 2020.

Merci Ă  toi Miss.
Bonne et heureuse année également à tout le monde



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 08 Jan 2020 13:18 

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Merci Ă  toi Hotkiller.
Abrazo


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 10 Jan 2020 21:36 
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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 15 Jan 2020 00:50 
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Docteur ?
Note : 4/10
Avis : Malgré une idée drÎle au départ (un toubib de nuit dans l'incapacité de bosser fait appel à un livreur de pizzas rencontré par hasard pour le remplacer. Il le guidera à distance par tel pour les diagnostics à établir et les médicaments à prescrire), le film n'est qu'une suite de "sketchs" avec des pathologies différentes qui se suivent (du gars qui a une boule de m...coincé dans les intestins jusqu'à la femme qui perd les eaux) et on s'ennuie trÚs rapidement. Comme quoi une idée drÎle ne fait pas nécessairement un film drÎle et encore moins un drÎle de film. Pour inconditionnels de Michel Blanc only. Bref un film VVVO (Vite Vu, Vite Oublié).

Le lac aux oies sauvages
Note : 6/10
Avis : Alors autant les corĂ©ens sont assez bons pour faire du polar noir, dĂ©faitiste, oĂč le crescendo du malheur est inexorable, autant pour les chinois c'est touffu, brouillon et parfois mal filmĂ©. Et c'est vraiment dommage car le scĂ©nario Ă©tait bon : un truand recherchĂ© par la police qui offre une rĂ©compense Ă  toute personne... veut faire en sorte que son ex-femme le dĂ©nonce pour qu'elle touche l'argent pour Ă©lever leur fils. Mais bon sang, beaucoup trop de personnages, des difficultĂ©s Ă  diffĂ©rencier flics et truands mais il reste quelques rares plans esthĂ©tiques (premiĂšre scĂšne notamment) et on en apprend un peu plus sur cette zone de quasi non droit en plein Pekin oĂč tout est un peu bordĂ©lique et oĂč les mĂ©thodes de chaque camp sont similaires. Mais bon ça ne suffit aps Ă  en faire un grand polar noir. Dommage...

La sainte famille
Note : 5/10
Avis : un film français, avec des acteurs français, et des dialogues français...tout est dit non ? Un intellectuel devient ministre de la famille alors que c'est un joyeux bordel dans la sienne...une telle idée ne fait pas forcément une bonne histoire. mais les dialogues sont bien écrits et bien interprétés ce qui le sauve quelque peut. On retiendra Marthe Keller surtout que l'on n'avait pas vu depuis longtemps. Bon c'est un film qui fait légÚrement sourire et qui n'est pas dramatico-chiant pour deux sous mais malgré tout ça ne décolle pas vraiment...là encore...dommage...

Play
Note : 3/10
Avis : Encore un film français me direz-vous. Bin oui mais en mĂȘme temps si vous voulez Ă©viter l'ascension de Court-Le Ciel y a pas grand chose Ă  se mettre sous la dent. Ce film n'a fait rĂ©sonner absolument rien en moi. Peut-ĂȘtre est-ce gĂ©nĂ©rationnel ? Surement, car la clientĂšle visĂ©e est dĂ©finitivement la gĂ©nĂ©ration des trentenaires avec cette histoire d'un jeune homme qui se voit offrir enfant un camescope qu'il ne lĂąchera plus dont il dĂ©cide 20 ans plus tard de visionner le contenu pour mettre en scĂšne le film de sa vie.....pour dĂ©border enfin sur l'illustration du "Suis moi je te fuis et fuis moi je te suis..."...pfff trop gonflant pis franchement, payer une place de cinĂ©ma pour me taper 1h30 de film en qualitĂ© vidĂ©o-cassette au format 1.33 ça fait bien ch...

La vérité
Note : 8/10
Avis : Premier coup de coeur français de l'année avec l'histoire de cette actrice vieillissante qui, à l'occasion de la sortie de ses mémoires reçoit la visite de sa fille qui découvrira le choix tout à fait personnel du contenu de ce livre. En parallÚle, l'actrice en question est en plein tournage avec une comédienne beaucoup plus jeune....est-ce le chant du cygne ?
Franchement s'il n'y a qu'un seul film français Ă  voir en janvier 2020 allez voir celui-ci. Allez-y d'abord pour Catherine Deneuve avec ce rĂŽle d'atta-chiante insupportable au possible et tellement attendrissante parfois qu'on ne peut Ă  la lumiĂšre de ses rĂ©cents problĂšmes de santĂ© (elle a fait un avc en 2019 l'empĂȘchant de finir le futur film d'Emannuelle Bercot) qu'y voir comme un signe hasardeux d'un destin oĂč le rĂ©el se confronte Ă  l'imaginaire. Allez-y pour Juliette Binoche parce que c'est Juliette Binoche et c'est la meilleure comĂ©dienne contemporaine française que l'on ait. Allez-y parce ces deux nanas sont "Ă  poil" dans le film, elles se mettent Ă  nu et en danger dans leurs rĂŽles et que l'on voit celĂ  trop peu souvent dans le cinĂ©ma d'aujourd'hui. Allez-y parce que c'est rare de voir des gens fumer comme des pompiers dans un film. Et qu'on le veuille ou non les comĂ©diens qui fument pas c'est chiant et pas glam. Allez-y parce que vous allez rire de tendresse et d'Ă©motion et ça c'est encore plus rare.
Bref un magnifique film sur la vieillesse, sur le mĂ©tier d'actrice, et qui illustre assez bien les propos de Jouvet qui disait : "“On fait du thĂ©Ăątre parce qu'on a l'impression de n'avoir jamais Ă©tĂ© soi-mĂȘme et qu'enfin on va pouvoir l'ĂȘtre.”

L'ascension de Skywalker
Note : 2/10
Avis artistique : l'escroquerie de l'année 2019....Je comprends qu'il fallait enfin tuer Lucas pour se sortir des griffes du génial créateur de cette mythologie, mais quitte à le tuer, il fallait lui rendre hommage, le flageller et le crucifier. Mais non Disney nous l'a assassiné à la petite semaine tel un fait divers pourri et glauque. Pitoyable, vraiment la conclusion de cette épopée est minable d'un point de vue histoire. Special Effects RAS, mais bons sang comment ils ont abßmé le truc d'un point de vue scénar...
Et quand j'y repense...ce que peut faire la force....putain JĂ©sus fut le premier jedi...

1917
Note : 5/10
Avis : je sais pas pourquoi mais la guerre de 14 est cruellement peu cinĂ©gĂ©nique. Je veux dire par lĂ  que soit les armes, soit les costumes, soit les dĂ©cors ne sont pas propices Ă  donner un souffle vĂ©ritablement Ă©pique Ă  ce que l'on peut voir pour les films des la seconde guerre mondiale. Dans le cas prĂ©sent c'est pareil. Pas facile de filmer la boue, les explosions et la course de ces deux soldats Ă  travers les lignes ennemies et de rendre celĂ  visuellement intĂ©ressant. On notera cependant que Sam Mendes enchaĂźne de longs plans sĂ©quence et ça c'est fait avec talent mais c'est tout ce qui reste. Quant Ă  l'histoire de ces deux mecs dont la mission peut sauver 1600 hommes, quand on pense Ă  la sĂ©ance d’équarrissage Ă  ciel ouvert que fut l'annĂ©e 1917 on a du mal croire que les Ă©tats majors avaient quelque chose Ă  foutre de 1600 bonshommes.
Et puis s'il vous plait Messieurs les directeurs photo, je vous en supplie arrĂȘtez avec le filtre Iphone ou Instagram "Intense et froid" dans vos films. je sais bien que le process a Ă©tĂ© inventĂ© par Spielberg pour le Soldat Ryan mais je vous en supplie ça fait plus de 20 ans qu'on se tape de l'image froide au possible, bleue et pĂąle, docn s'il vous plaĂźt on peut passer Ă  autre chose ou faut attendre Ă  nouveau un coup de gĂ©nie du pĂšre Steven ?
Il existe cependant de bons films sur la guerre de 14 avec Les Sentiers de la Gloire de Kubrick, mais je vous conseillerais Ă©galement Broken Lullaby de Lubitsch, moins connu mais tout aussi intĂ©ressant et qui s'attache surtout aux consĂ©quences des la guerre avec ce soldat anglais qui tue un allemand. La guerre se termine. En quĂȘte de rĂ©demption pour ce "meurtre" il dĂ©cide de faire la connaissance de la famille de cet allemand. C'est alors que son regard croisera celui de la soeur de cet homme qu'il a tuĂ©....une pure merveille.

Underwater
Note : 6/10
Avis : ah enfin un bon retour aux sources. VoilĂ  c'est simple : 2mn de mĂ©trage et on est dans le bain avec un mode survival qui commence tout de suite. On se fout de la prĂ©sentation des personnages, savoir s'ils sont mariĂ©s, divorcĂ©s et pourquoi ils ont Ă  11 kms sous l'eau. Non on est dans le pur film d'action qui se fout de la psychologie des personnages et ça fait beaucoup de bien. Bon y a un vague indice complotiste sur cette sociĂ©tĂ© de forages sous-marins qui serait au courant de ce qu'il y a outre du pĂ©trole Ă  11kms de profondeur mais ce n'est pas trop prĂ©gnant donc ça passe. reste un film qui fait le job mĂȘme si on a dĂ©jĂ  vu ça 100 fois que ce soit dans les Appalaches ou dans l'Espace...

Scandale
Note : 6,5/10
Avis : bien avant l'affaire Weinstein (12 à 18 mois avant je crois) il y eut l'affaire Fox News ou comment le pdg du médium d'information fut débarqué par Rupert Murdoch à cause des multiples plaintes pour harcÚlement sexuel posées notamment par deux présentatrices phares de la chaßne télé.
Bon alors attention, derriĂšre la camĂ©ra c'est le mec qui a fait The Big Short de mĂ©moire donc c'est un film de "parlotte" dans la lignĂ©e des Spotlight et autres (avec la partie investigation en moins). Mais c'est vif, bien racontĂ© et il faudra vraiment attendre la conclusion du film pour comprendre pourquoi toutes ces femmes n'ont pas parlĂ© avant. On sait bien Ă©videmment pourquoi (peur de la puissance de leur interlocuteur, peur des autres femmes prĂȘtes Ă  tout pour prendre leur place, peur des rĂ©actions de la sociĂ©tĂ© etc...) mais le message passe bien sans ĂȘtre trop pesant et l'on se souviendra juste qu'il a fallu la volontĂ© de quelques unes pour que le chĂąteau de cartes machiste s'Ă©croule. Et puis quand mĂȘme le film rĂ©unit pour la premiĂšre fois 3 talents gĂ©nĂ©rationnels (Kidman, Theron, Robbie) qui, mon petit doigt me le chuchote, ont certainement du ĂȘtre confrontĂ©es personnellement Ă  des problĂ©matiques similaires. Peut-ĂȘtre un film thĂ©rapie aprĂšs tout ? Qui sait ?

VoilĂ  Ă  bientĂŽt pour de prochaines nouvelles des salles obscures...



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 15 Jan 2020 07:33 
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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 15 Jan 2020 07:38 

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Et d'accord sur les Ă©valuations et en particulier sur celle-ci mĂȘme si j'aurais mis pour ma part, 3 ou 4 sur 10...
Abrazo

L'ascension de Skywalker
Note : 2/10
Avis artistique : l'escroquerie de l'année 2019....Je comprends qu'il fallait enfin tuer Lucas pour se sortir des griffes du génial créateur de cette mythologie, mais quitte à le tuer, il fallait lui rendre hommage, le flageller et le crucifier. Mais non Disney nous l'a assassiné à la petite semaine tel un fait divers pourri et glauque. Pitoyable, vraiment la conclusion de cette épopée est minable d'un point de vue histoire. Special Effects RAS, mais bons sang comment ils ont abßmé le truc d'un point de vue scénar...
Et quand j'y repense...ce que peut faire la force....putain JĂ©sus fut le premier jedi...


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 16 Jan 2020 02:53 
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Vu tout ce qui se dit ( et ce qui a Ă©tĂ© dit ) sur les Ă©pisodes 8 et 9 de la saga, et mĂȘme si j'ai achetĂ© le 7 ( pas encore vu ), je crois bien que je vais dĂ©finitivement en rester aux deux premiĂšres trilogies .
Pour moi, l'histoire commencera avec "La menace fantÎme" et se clÎturera définitivement avec "Le retour du jedi", lequel peut sans problÚme faire une trÚs belle fin .
Pas envie du tout de voir galvauder la Force :x dans un grand portnawak :evil: !
On pourra juste y rajouter "Rogue One" comme "inquel" entre l'Ă©pisode 3 et le 4, mais pas plus !
Et par ailleurs, je n'ai pas envie de voir vieillir Luke, Leia et Solo :roll:
Jeunes et intemporels rester ils doivent !!!!


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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 16 Jan 2020 09:49 

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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 18 Jan 2020 14:51 
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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 29 Jan 2020 15:57 
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Jojo Rabbit

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Résumé :
Jojo est allemand. Jojo adore son costume de couleur brune. Jojo va intégrer les HitlerJugend en cette fin de seconde guerre mondiale. Jojo a un ami imaginaire avec qui parler : Adolf Hitler. Mais la maman de Jojo cache une jeune Juive dans sa maison. Et Jojo sait trÚs bien que les juifs sont des animaux, lisent dans les esprits, ont des cornes et sentent le choux de Bruxelles.
Et si c’était pas vrai ?

Avis artistique : 9/10

« Es war einmal ein Trommel daß hieß Oskar ».
Oui il Ă©tait une fois un tambour qui s’appelait Oscar. Mais c’était en 1979 et Volker Schlondorff utilisait le regard d’un enfant refusant de grandir pour ĂȘtre le tĂ©moin de la descente aux abimes de l’Allemagne.

Avec ce Jojo Lapin le discours est peut-ĂȘtre plus lĂ©ger mais la dĂ©nonciation est tout aussi profonde car le rĂ©alisateur a pris le parti pris non de rire du nazisme, mais plutĂŽt de le dĂ©noncer sur le ton de l’humour.

Et, au risque de choquer certains, oui on peut le tourner en dĂ©rision si c’est intelligent. Depuis Chaplin (le Dictateur), les ZAZ (Top Secret), Tarantino (Unglorious Basterds), Bennigni (La vie est belle) et bien d‘autres ont utilisĂ© l’humour pour dĂ©noncer l’horreur, utilisĂ© un ton dĂ©calĂ© pour accentuer la violence d’un discours ou d’idĂ©es.
Et ce film n’a pas Ă  rougir de ses illustres prĂ©dĂ©cesseurs. Car le ton n’est jamais assimilable Ă  du badinage qui pour le coup serait dĂ©placĂ©. Non, le personnage principal est un enfant, et forcĂ©ment il porte un Ɠil de gamin sur ce monde en perdition qui l’entoure.

AprĂšs tout Ă  10 ans il a une dague qu’il peut utiliser comme une sorte de trophĂ©e, il a des potes habillĂ©s comme lui et se sent finalement important d’enfin appartenir Ă  un groupe. Et le petit Jojo, comme tous les gosses a un ami imaginaire, sauf que dans le cas prĂ©sent c’est Hitler.
Qu’on ne se trompe pas, il n’y a aucune apologie dans le discours du rĂ©alisateur, il nous prĂ©sente simplement un Hitler vu au travers du prisme de l’enfance. Car le regard d’un gamin peut ĂȘtre tantĂŽt implacable et violent (le Tambour) et tantĂŽt rempli de poĂ©sie dĂ©calĂ©e, anachronique face Ă  la dramaturgie des actes ou des faits qui l’entourent. Et Jojo s’imagine un Hitler complice Ă  qui il peut confier ses doutes mais encore une fois, ce Hitler est tellement dĂ©calĂ©, tellement absurde, tellement ĂągĂ© de 10 ans que l’amalgame n’est pas possible. Et c’est tant mieux.

Mais Jojo a aussi une maman. Et quelle Maman ! Car elle, est une adulte. Elle, a une vision d’adulte de l’Allemagne nazie. Elle, sait que la bĂȘte rĂŽde et pourrit les esprits. Et elle, a dĂ©cidĂ© de cacher une jeune juive dans sa maison ; elle, a dĂ©cidĂ© de balancer des tracts anti-nazis sur les bancs publics de la vile. Elle, fait des actes militants, courageux non pas pour excuser le raisonnement de son gamin, mais justement parce que ce n’est qu’un gamin et que malgrĂ© tout elle, demeure une mĂšre c’est Ă  dire une femme qui refuse que son fils grandisse dans cet Allemagne maudite et qui a dĂ©cidĂ© de laisser Ă  son fils la possibilitĂ© de profiter de l’insouciance de l’enfance.

D’un point de vue narratif, le film est trĂšs bien montĂ© avec une alternance de scĂšnes drĂŽles (et ce dĂšs le gĂ©nĂ©rique), graves, satyriques ou Ă©mouvantes et on retiendra le cĂŽtĂ© petit Prince et le Renard quand Jojo et Elsa vont commencer Ă  s’apprivoiser, Ă  Ă©changer et partager, mais toujours dans cet environnement noir et hostile qui transpire la peur tout autour d’eux (voir en ce sens la scĂšne oĂč la Gestapo dĂ©barquera chez Jojo).

Ce film est donc indĂ©niablement un grand film car l’illustration de la narration donne un sens Ă  l’Histoire sur un ton totalement dĂ©calĂ© et novateur. Tous les personnages, mĂȘme les seconds rĂŽles sont parfaitement maĂźtrisĂ©s, parfaitement Ă  leur place dans l’histoire et apportent subtilement leur pierre au discours au point qu’il n’y a pas vraiement de premier rĂŽle (et lĂ -dessus l’affiche ne s’est pas trompĂ©e). Les comĂ©diens sont tous trĂšs bons (mention spĂ©ciale Ă  Sam Rockwell surtout) mĂȘme si, avis perso, je ne trouve pas que l’interprĂšte de Jojo soit si bon que ça. Mais peu importe , le jeune comĂ©dien a la fraĂźcheur inhĂ©rente Ă  son personnage et on lui pardonnera certaines scĂšnes qui font presque « rĂ©citation ».
MalgrĂ© tout pas de grande musique associĂ©e Ă  l’image. Mais le rĂ©alisateur a fait mieux : il tente le pari insensĂ© de prendre un tube des Beatles (I want to hold your hands) et de le plaquer sur de vraie scĂšnes d’hystĂ©rie collective lors de dĂ©filĂ©s nazis. GonflĂ© tout de mĂȘme mais c’était pour mieux nous cueillir Ă  la fin du film avec cette derniĂšre scĂšne des deux protagonistes principaux du film. Pas de spoiler, mais lĂ  encore le choix musical est parfaitement Ă  propos
 juste top.

Alors voilĂ  allez voir Jojo Rabbit parce que c’est un grand et magnifique film. On rit noir, on est Ă©mus, on est pris dans cette tourmente avec dĂ©lice parce que l’humour n’efface jamais le contexte, n’occulte jamais la gravitĂ©.

Bien sur qu’il faut voir Schindler’s list, l’armĂ©e des Ombres ou le choix de Sophie, bien sur qu’il faut voir le docu de Lanzmann mais ce Jojo Lapin a une arme que les autres rĂ©cits Ă©voquĂ©s n’auront jamais : il est prĂ©sentable et visionnable par un gamin de 10 ans et c’est proprement salutaire de se dire que plus les gamins auront conscience de ce qui s’est passĂ© entre 33 et 45 en Allemagne, meilleur sera leur rĂ©flexion par rapport Ă  notre sociĂ©tĂ© contemporaine.
Au devoir de mĂ©moire, Simone Weil prĂ©fĂ©rait de loin le devoir d’enseigner et de transmettre. Ce Jojo Rabbit ferait bien d’ĂȘtre rapidement inscrit au programme




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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 29 Jan 2020 18:28 
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Bon sinon, vu :
Selfie (3/10) : ce film est une aberration tant filmique que narrative. Le principe d'un film Ă  sketchs c'est d'ĂȘtre un film Ă  sketchs ce que ce film n'assume pas en essayant de nous trouver une sorte de fil rouge complĂštement dĂ©placĂ© avec des personnages qui disparaĂźtront prĂ©maturĂ©ment et d'autres qui reviennent de temps en temps. Juste insupportable. Et qui plus est l'arme de destruction massive du fim Ă  sketchs c'est de pouvoir donner libre cours Ă  l'imagination corrosive et exacerbĂ©e de certains rĂ©alisateurs. J'en veux pour preuve le diptyque italien sur Les Monstres et le plus rĂ©cent film français Les InfidĂšles. LĂ  haut moins on taillait dans le gras, on scĂ©narisait la noirceur de lĂąme humaine pour notre plus grand plaisir.
Et c'est dommage car pointer les aberrations technologiques de notre Ă©poque Ă©tait une super idĂ©e (voir Ă  ce sujet l'excellente sĂ©rie Black Mirrors sur Netflix), mais malheureusement le film ne va pas au bout du process. Exemple avec ces parents dont la vie est rythmĂ©e par le cancer de leur gosse et qui le mettent en scĂšne sur You Tube. L'essentiel bien Ă©videmment est de voir les "millions de vues" augmenter. Reste que le gamin se retrouve guĂ©ri et plutĂŽt que de se dire "Tiens on va faire croire qu'il est encore malade histoire de..." le scĂ©nar nous montre ce couple qui continue de scĂ©nariser sa vie au supermarchĂ©, avec des amis etc...bref tout tombe Ă  plat. Idem pour le sketch sur les sites de rencontre et les "like" (qui louche trĂšs Ă©troitement avec un Ă©pisode de Black Mirror justement) qui va pas au bout de la dĂ©marche empĂȘtrĂ© qu'il est par ce fil rouge dont je parlais (en l'occurence l'hĂ©roĂŻne fĂ©minine dans ce sketch) et forcĂ©ment on ne peut pas faire 1:30 Ă  l'acide sulfurique si on met en scĂšne des personnages traversant les sketchs.
Dommage, une belle idéee mais diablement foutue en l'air. Bravo les mecs...

Cuban Network (6,5/10 : les films d'espionnage sont assez peu nombreux ces derniers temps. Olivier Assayas n'est pas le rĂ©alisateur que je prĂ©fĂšre mais avec cette histoire totalement mĂ©connue, il rĂ©ussit Ă  capter l'attention de son spectateur oĂč tout est faux semblant, compromissions diverses et enfin et surtout propagande. On retiendra les lieux de tournage Ă  cuba (il expliqua lors de la prĂ©sentation du film que ce ne fut pas Ă©vident au regard des autorisations notamment), un casting impeccable, une interprĂ©tation vraiment bonne et surtout une vraie histoire qui est aussi une histoire vraie. Donc pas forcĂ©ment Ă  revoir mais incontestablement un film Ă  voir, vous ne perdrez pas votre temps dans la salle.

Les traducteurs : 7/10 : ah enfin un thriller psychologique français...ça manquait. Fer de lance d'une maison d'Ă©dition le troisiĂšme volume de la saga DEDALUS est sur le point d'ĂȘtre Ă©ditĂ©. Pour ce faire l'Ă©diteur convoque 8 traducteurs dans un bunker pour qu'aucune fuite n'aille sur Internet. Sauf qu'il se passe tout le contraire et que les 10 premiĂšres pages ont dĂ©jĂ  fuitĂ©. Par qui, pourquoi, comment, voilĂ  tout l'intĂ©rĂȘt du scĂ©nario, d'autant plus que si l'Ă©diteur ne paie pas la "rançon" ce seront 100 pages que l'on retrouvera sur le web and so on... Le film est vraiment trĂšs bon et bien Ă©videmment si l'on sait qu'il y aura plusieurs twists dans le dĂ©nouement, il faut reconnaĂźtre que c'est trĂšs bien fait, trĂšs bien amenĂ© et par dessus tout celĂ  il y a une reflexion trĂšs interressante sur les intĂ©rĂȘts parfois antagonistes entre Ă©diteur/auteur, entre le money maker et l'artiste et ce discours en filigrane n'est pas lourd, ne ralentit pas l'intrigue et jette plutĂŽt un oeil corrosif sur le milieu litteraire. Donc go go go, on a un thriller français bien foutu faut en profiter.



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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
MessagePubliĂ©: 29 Jan 2020 18:36 
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 Sujet du message: Re: dernier film vu au cinĂ©ma
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